Dans une lettre de démission dont la copie est parvenue à notre rédaction, Mahamat Moussa Guidam, l’homme qui a installé avec succès les 10 arrondissements de la ville de N’Djamena et 17 fédérations provinciales vient de jeter l’éponge en évoquant quelques raisons liées au refus de la participation au processus de la transition.

 

Selon les mêmes sources, Sieur Guidam Moussa, désormais ex président du comité technique chargé d’installation des organes de base aurait le soutien des plusieurs cadres du parti parmi lesquels les secrétaires généraux provinciaux en l’occurrence M. Mbaigano Mbayo secrétaire national chargé de la jeunesse et des sports, Adji Mht Seïd, secrétaire chargé de l’administration de la fédération provinciale du Kanem et Mahamat Abdraman Addi ancien secrétaire général du 10eme arrondissement de la ville de N’Djamena.

 

Dans cette note de démission adressée au Président de l’URT mention est faite “il est important de vous signaler dans cette déclaration que notre départ de ce parti est dû la mauvaise gestion du parti et le refus catégorique des premiers responsables à participer aux organes de la transition”.

La plupart des partis n’ont pas des bases dans le Tchad profond et en plus ils sont incapables de battre campagne face à la coalition oui pour faute des moyens, car certains politiques d’opposition n’existent que de noom, d’autres dans le sac et voire même certain dans la poche poursuit-il.

Pour couroner le tout voici quelques raisons qu’ils évoquent et qui ont motivé leur départ de l’URT pour soutenir les autorités de la transition et participer activement à la gestion du pays.

“1-𝐿𝑒 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑝𝑟é𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑇𝑐𝒉𝑎𝑑𝑖𝑒𝑛𝑠 𝑗𝑢𝑠𝑞𝑢’𝑎𝑢 𝑟𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑙’𝑜𝑟𝑑𝑟𝑒 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙 ;

2- 𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑛𝑒 𝑑𝑒𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑙’𝑜𝑝𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑜𝑢 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑗𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́ (𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑒́𝑟𝑖𝑜𝑑𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑥𝑐𝑒𝑝𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒) 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑛𝑜𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́𝑠,

3- 𝐿𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑝𝑎𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑛𝑒́𝑠 𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑠𝑡𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑞𝑢’𝑖𝑙𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑖𝑙𝑙𝑒́𝑔𝑖𝑡𝑖𝑚𝑒𝑠, 𝑠𝑖 𝑡𝑒𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑠. 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑖𝑙𝑙𝑒́𝑔𝑖𝑡𝑖𝑚𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖. 𝐶𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑒𝑢𝑡-𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑐𝑒𝑝𝑡𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠 𝑑𝑒́𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒́𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑟𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑒𝑡 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑔𝑒𝑛𝑠 𝑓𝑜𝑛𝑡 ?

4- 𝑂𝑛 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑐𝑟𝑒́𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑢𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑅𝑒́𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒. 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑗𝑒𝑢𝑛𝑒𝑠. 𝑐𝒉𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑖𝑝𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑃𝑎𝑦𝑠 𝑎̀ 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 (𝐺𝑜𝑢𝑣𝑒𝑟𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝐶𝑁𝑇, 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠, 𝑚𝑎𝑖𝑟𝑖𝑒𝑠 𝑒𝑡𝑐.,.) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑖𝑏𝑢𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑒𝑠𝑡𝑒𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠

5 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑢 𝑇𝑐𝒉𝑎𝑑 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑𝑒 250 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑠 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑣𝑎 𝑒̂𝑡𝑟𝑒 𝑃𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑅𝑒́𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑣𝑜𝑛𝑡 𝑙’𝑎𝑐𝑐𝑜𝑚𝑝𝑎𝑔𝑛𝑒𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑝𝑎𝑦𝑠.”

 

De ce qui précède, nous prenons acte du DNIS et du referendum constitionnel et acceptons la main tendue du président de la transition, Président de la République Chef de l’Etat le Général Mahamat IDRISS DEBY ITNO et de son Gouvernement dans le cadre de la réconciliation nationale conclut-il

 

 

 

 

 

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