Dengue au Tchad : 926 médecins sans emploi, le COMENI interpelle le chef de l’État
Le Collectif des médecins non intégrés au Tchad (COMENI) plaide pour l’intégration exceptionnelle de 926 médecins sans emploi dans la fonction publique sanitaire et le renforcement des moyens des structures de santé, face à l’épidémie de dengue qui sévit à N’Djaména et dans d’autres localités du pays.
Dans une lettre ouverte adressée au président de la République et datée du 1er novembre 2026, le collectif déplore la coexistence de structures sanitaires confrontées à une forte affluence de patients et de centaines de médecins tchadiens sans emploi, pourtant disponibles pour renforcer le dispositif sanitaire national.
Le COMENI estime que l’intégration de ces professionnels permettrait de désengorger les hôpitaux, de renforcer la surveillance médicale des patients atteints de dengue et d’améliorer la prise en charge des malades. Il appelle également à une dotation conséquente des centres de santé et des hôpitaux en équipements, médicaments et produits nécessaires, notamment en solutions de réhydratation, paracétamol, tests diagnostiques, perfusions, lits et oxygène.
Le collectif insiste sur l’importance d’une prise en charge médicalement encadrée de la dengue, notamment pour prévenir les complications hémorragiques liées à l’utilisation inappropriée de certains médicaments.
À travers cette démarche, le COMENI sollicite une réponse urgente des autorités face à la crise sanitaire et à la situation professionnelle de 926 médecins non intégrés. Pour le collectif, leur recrutement, accompagné d’un renforcement des capacités des structures sanitaires, contribuerait à réduire les décès évitables et à consolider la souveraineté sanitaire du Tchad.
La lettre est signée par le Dr Kebka Saleh Yadia, porte-parole du bureau exécutif du COMENI.