Le ministère de la Santé publique et de la Prévention renforce son dispositif de surveillance et de préparation face au risque de propagation de la maladie à virus Ebola, après la confirmation d’un cas à Abuja, au Nigeria, le 20 octobre 2026. Dans un communiqué publié le 23 octobre, les autorités sanitaires tchadiennes précisent qu’aucun cas n’a été confirmé au Tchad.
Selon le ministère, cette situation nécessite une vigilance accrue en raison des risques de transmission transfrontalière. En coordination avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les autorités sanitaires des pays de la région, le Tchad entend adapter ses mesures de prévention et de préparation à une éventuelle urgence sanitaire.
Les mesures annoncées portent notamment sur le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les formations sanitaires publiques et privées, les communautés et les points d’entrée prioritaires. Le ministère prévoit également l’activation du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), la vérification de la disponibilité des équipes d’intervention rapide et des équipements de protection, ainsi que le renforcement des capacités de prise en charge des éventuels cas.
Les autorités sanitaires entendent par ailleurs intensifier la coordination avec l’OMS et les pays de la région, tout en renforçant la communication avec les populations afin de favoriser le signalement précoce des cas suspects et de lutter contre les rumeurs et la stigmatisation.
Le ministère rappelle que la maladie à virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques, les objets ou les surfaces contaminés par une personne infectée ou décédée de la maladie. Elle ne se transmet pas par voie aérienne, contrairement à la grippe.
Les symptômes peuvent apparaître entre deux et vingt et un jours après l’exposition. Ils comprennent notamment la fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des maux de tête, des vomissements et la diarrhée. Des saignements peuvent également survenir, sans être systématiques.
Toute personne présentant ces symptômes dans les 21 jours suivant un séjour dans une zone touchée ou un contact à risque est invitée à alerter immédiatement les services de santé, en précisant ses déplacements et ses contacts. En attendant les consignes sanitaires, elle doit limiter les contacts avec son entourage, éviter les transports en commun et appeler un service de santé avant de se rendre dans une structure de soins.
Le ministère recommande également le lavage régulier des mains, l’évitement de tout contact non protégé avec les liquides biologiques et les effets personnels d’une personne suspectée d’être infectée, ainsi que le respect des consignes des professionnels de santé.
Les autorités sanitaires réaffirment leur engagement à protéger la population et appellent les citoyens au calme, à la vigilance et à la responsabilité. Elles précisent que la confirmation d’un cas au Nigeria ne signifie pas qu’un cas a été détecté au Tchad.