Le Tchad prévoit de lever 30 000 millions de FCFA sur le marché des titres publics de la CEMAC courant mars.
Sauf renonciation de dernière heure, le gouvernement pourrait se porter sur le marché des titres publics, pour proposer aux investisseurs, des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) contre liquidités. Les raisons de cette levée de fonds ne sont pas encore connues.
Pour pouvoir respecter ses engagements budgétaires, le gouvernement a prévu, à travers le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité publique, de lever sur le marché des titres publics, plusieurs milliards, tout au long de l’année 2025.
La part des Bons Assimilables du Trésor est de 117 000 millions de FCFA remboursable à court terme (1an). Le gouvernement pourra lever la première tranche d’une valeur de 30 000 millions de FCA ce 25 mars. Il a le pouvoir d’annuler, de reporter ou de confirmer ce projet d’opération financière. Quel scénario l’emportera ? Décidera-t-il de surseoir à ce recours de financement qui serait une première pour le pays, en cette année budgétaire 2025 ?
En janvier dernier, le gouvernement s’est déjà abstenu d’exécuter une première opération prévue et qui consistait à contracter 5 000 millions auprès des investisseurs régionaux. L’on a constaté la même chose le 25 Février. Pourtant, il était prévu de solliciter du marché une somme de 10 000 millions de FCFA.
A quelles dépenses le gouvernement allouera les ressources mobilisées par les valeurs du Trésor Public ? Rien n’est clair. C’est une pratique courante pour les Etats de la CEMAC de faire recours aux BAT pour régler la question de trésorerie liée aux dépenses de fonctionnement et du personnel. Dans le calendrier annuel du Trésor et de la Direction de la dette publique, les projets d’émission des Obligations Assimilables du Trésor (OAT), c’est-à-dire les emprunts de 2 ans et plus, sont privilégiés par rapport aux BAT. Par expérience, elles sont consacrées aux projets d’investissement dans les secteurs sociaux et économiques. Pour les économistes c’est une stratégie raisonnable. Les emprunts doivent être un levier et non une dépense de consommation courante.
Succès Ngarpolo/ Dari Infos