Dans le cadre du projet « Renforcement des capacités de l’ARED pour la lutte contre la traite des personnes et les violences basées sur le genre (VBG) dans le Mandoul et le Moyen-Chari », financé par l’Union européenne via le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, un atelier s’est tenu le 11 juillet au centre culturel Champagnat de Koumra. Il a réuni les officiers de police judiciaire (OPJ) et les points focaux de l’Association ARED.
Le maire adjoint de Koumra, Gnaroï Grâce, a souligné que les VBG et la traite des personnes restent des fléaux qui minent la cohésion sociale et freinent le développement. Le coordonnateur général de l’ARED, Madjiyera Ngar Alkoa, a rappelé que la dignité humaine doit être protégée par l’État, dénonçant l’implication de certains responsables dans des pratiques esclavagistes malgré l’existence de la Loi 12 criminalisant la traite au Tchad.
Le préfet du Mandoul oriental, Abdoulaye Djibrine Idriss, a salué l’initiative, l’inscrivant dans la vision des autorités tchadiennes de respect des droits humains. Il a invité les participants à agir en synergie pour être efficaces dans la lutte contre ces violations.
Les modules abordés ont porté sur les formes de VBG, la prise en charge des victimes, l’état des lieux de la traite au Tchad, les instruments juridiques de lutte ainsi que le rôle des acteurs locaux.
Le Ndoungar/ Correspond Koumra