Le ministère de l’Habitat et du Développement urbain appelle à une vigilance accrue face aux fortes pluies annoncées dans plusieurs régions du pays.
Dans un communiqué radio-presse signé le 15 septembre 2026, la ministre camerounaise de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtes, alerte sur les risques élevés de catastrophes liés aux fortes pluies enregistrées dans neuf des dix régions du Cameroun. L’alerte s’appuie sur le 272ᵉ bulletin de prévisions climatiques de l’Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC).
Les centres urbains, en raison de leur forte densité de population, figurent parmi les zones les plus exposées. Les principaux risques identifiés sont les inondations, les glissements de terrain et les vents violents. Des risques d’orages et de foudre sont également signalés dans plusieurs régions.
Le risque d’inondation concerne notamment des localités de l’Adamaoua, du Centre, de l’Extrême-Nord, du Littoral, du Nord, du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Sud et du Sud-Ouest. Yaoundé, Douala, Ngaoundéré, Bafoussam, Kribi, Limbe, Buea et Mamfe figurent parmi les zones citées dans le bulletin
Les glissements de terrain sont, quant à eux, redoutés dans plusieurs départements du Littoral, du Nord-Ouest, de l’Ouest et du Sud-Ouest, notamment à Nkongsamba, Manjo, Mbanga, Bamenda, Fundong, Batié, Fako et Manyu. L’Extrême-Nord et le Nord sont par ailleurs exposés aux vents violents.
Face à cette situation, la ministre rappelle que les infrastructures de drainage mises en œuvre dans le cadre de projets tels que le PADY, le PCADY, le PLIDY et le PDVIR ne suffisent pas, à elles seules, à réduire les risques accrus par les changements climatiques.
Elle dénonce notamment l’obstruction des collecteurs et des caniveaux par les déchets solides, ainsi que les constructions dans les lits majeurs des cours d’eau, qui entravent l’écoulement des eaux pluviales. Le ministère relève également l’occupation de zones déclarées inconstructibles dans les documents de planification urbaine en raison des risques de glissement de terrain.
La ministre réitère ainsi ses directives aux maires afin de renforcer les contrôles et les sanctions en matière de construction, conformément à la réglementation en vigueur, et de veiller à l’entretien des infrastructures d’assainissement et de drainage, notamment à travers des campagnes de curage.
Elle appelle enfin les populations à une vigilance accrue et au strict respect des consignes de sécurité émises par les autorités administratives et municipales, notamment celles relatives à la libération des zones urbaines à risques.