L’association Femmes Associées pour Parrainer l’Entrepreneuriat et le Développement (FAPPE) a tenu un point de presse ce vendredi 20 février 2026 à N’Djamena pour dénoncer la recrudescence des viols d’enfants dans la capitale.
Par la voix de sa présidente, Khadjidja Bretil Hassabalah, l’organisation a indiqué que près de quatre cas ont été signalés ces derniers temps, tout en soulignant que ce chiffre reste en deçà de la réalité, plusieurs affaires demeurant cachées par peur, honte ou pression sociale.
La FAPPE rappelle qu’un enfant victime de viol porte un traumatisme durable et que la protection de l’enfance relève d’une responsabilité collective. L’association lance ainsi un appel aux parents à écouter et croire leurs enfants, aux autorités à appliquer la loi avec fermeté, aux leaders communautaires et religieux à briser le silence, ainsi qu’aux écoles et associations à renforcer l’éducation à la prévention et à la dénonciation.
Parmi ses recommandations figurent la mise en place de mécanismes confidentiels de dénonciation, la prise en charge psychologique et médicale immédiate des victimes, l’application de sanctions exemplaires contre les auteurs et l’intensification des campagnes de sensibilisation.
« Le silence protège les agresseurs. La parole protège les enfants », a conclu la FAPPE.
Chakgabka Pahna/Dari Infos