Le Collectif des enseignants vacataires du supérieur de l’Université de Pala est sorti du silence, ce mardi 18 août 2026, à l’occasion d’un point de presse consacré à la situation des vacataires et à la grève qu’ils observent depuis le 4 février 2026.

‎Selon le collectif, aucune rémunération n’aurait été versée aux enseignants vacataires au titre des années académiques 2022-2023 à 2025-2026, en raison, expliquent-ils, de l’absence d’une ligne budgétaire dédiée aux vacations.

‎Face à cette situation, les enseignants vacataires ont formulé cinq principales exigences, qu’ils considèrent comme des conditions préalables à la reprise de leurs activités.

‎La première porte sur le paiement immédiat et intégral des arriérés d’honoraires. Le collectif demande également au président de l’Université de Pala d’inscrire désormais les vacations dans le budget de l’établissement.

‎Les vacataires dénoncent par ailleurs des pratiques qui consisteraient, selon eux, à demander aux enseignants de corriger et de restituer les copies sans règlement préalable de leurs honoraires. Ils réclament ainsi le respect des normes d’évaluation et la publication des résultats qu’ils qualifient de « vrais résultats ».

‎Le collectif appelle également à l’ouverture d’un dialogue avec les responsables de l’Université et déplore ce qu’il considère comme un manque d’écoute de la part de la présidence. Il demande aux autorités universitaires de privilégier la concertation afin de parvenir à une issue à la crise.

‎Les enseignants vacataires sollicitent, en outre, l’implication des plus hautes autorités, notamment le Recteur de l’Université de Pala, le Délégué général du Gouvernement du Mayo-Kebbi Ouest, ainsi que les ministres en charge de l’Enseignement supérieur, des Finances et de la Justice, et le Premier ministre.

‎En attendant une réponse à leurs revendications, le collectif appelle ses membres à rester solidaires et déconseille aux jeunes enseignants de collaborer avec l’Université de Pala. Il prévient qu’en l’absence d’une réponse favorable, il entend recourir à « tous les moyens légaux en vigueur en République du Tchad ».

‎Pour les vacataires, leur démarche ne se limite pas au règlement de leurs honoraires. Ils estiment qu’elle vise également à mettre fin aux difficultés qui, selon eux, entravent le fonctionnement et le développement d’une université qui s’apprête à franchir le cap de ses dix années d’existence.

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