Dr Ndolembai Sade Ndjassada a dans une lettre ouverte appelé à un geste d’apaisement en faveur de Succès Masra

À l’occasion du lundi de Pâques, le vice-président du parti Les Transformateurs, Dr Ndolembai Sade Ndjessa, a adressé une lettre ouverte au président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Dans ce texte empreint de solennité et de tonalité personnelle, l’auteur interpelle le chef de l’État sur la situation politique et sociale du pays, avec un accent particulier sur la détention de l’opposant Succès Masra.

Intitulée « Entre espoir, vérité et responsabilité », la lettre s’inscrit dans un contexte marqué, selon son auteur, par une « fatigue silencieuse » de la population tchadienne. Dr Ndjessa évoque des difficultés quotidiennes persistantes : accès limité aux services essentiels, insécurité, précarité économique et insuffisance des infrastructures de base.

Au-delà de ces préoccupations matérielles, le texte met en avant une crise de confiance entre les citoyens et les institutions. « Beaucoup de Tchadiens veulent simplement sentir que leurs efforts comptent », écrit-il, soulignant un besoin de justice, d’équité et de reconnaissance du mérite.

Le cœur de la lettre porte toutefois sur la situation de Succès Masra, figure majeure de l’opposition, détenu depuis plusieurs mois. Pour l’auteur, cette affaire dépasse le cadre politique et touche à des enjeux plus profonds de réconciliation nationale et d’unité. Il appelle le président à poser « un geste de cœur », qu’il présente comme un acte de « grandeur » susceptible d’apaiser les tensions et de renforcer la cohésion nationale.

Adoptant un ton tour à tour respectueux et familier, Dr Ndjessa s’adresse au chef de l’État « comme à un frère » et « comme à un père », insistant sur la responsabilité morale du dirigeant dans la préservation de l’unité du pays. Il plaide pour une approche fondée sur le dialogue et l’ouverture, estimant qu’un tel geste pourrait « changer le cours de l’histoire ».

En s’appuyant sur la symbolique du lundi de Pâques — célébration de l’espérance et du renouveau —, la lettre se veut un appel à des décisions fortes en faveur de la paix et de la réconciliation. Elle conclut sur une réflexion sur l’héritage politique, affirmant que « la véritable grandeur d’un dirigeant ne se mesure pas à la force qu’il impose, mais à la paix qu’il sait instaurer ».

Cette prise de position intervient dans un climat politique toujours sensible, où les appels au dialogue et à l’apaisement se multiplient au sein de la classe politique et de la société civile tchadienne.

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