Le ministère de l’Eau et de l’Énergie a ouvert, ce lundi 15 décembre à N’Djamena, un atelier de validation du rapport de diagnostic sur la sécurité de l’eau au Tchad. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Secrétaire général adjoint dudit ministère, Abelkerim Dangaye, représentant le ministre de l’Eau et de l’Énergie, en présence du chargé des opérations de la Banque mondiale au Tchad, Boubacar Sidiki Walbani, ainsi que des représentants des ministères sectoriels et des partenaires au développement.
Selon la Banque mondiale, ce diagnostic s’inscrit dans la Vision 2030 et le Plan national de développement, avec un accent particulier sur la résilience climatique, l’accès aux services de base et l’amélioration des performances techniques et institutionnelles du secteur de l’eau. Le document met en évidence la forte dépendance de l’économie tchadienne à l’eau : les secteurs qui en dépendent contribuent à plus de 80 % de la valeur ajoutée brute et des emplois, rendant le pays vulnérable aux sécheresses et aux inondations.
Le rapport formule plusieurs recommandations clés, notamment l’amélioration de la gouvernance et des performances des services d’eau, le renforcement de la Société tchadienne des eaux (STE), l’investissement dans des solutions résilientes face aux aléas climatiques, ainsi qu’une meilleure gestion et sécurisation des ressources hydriques, en particulier les eaux souterraines.
Ouvrant officiellement l’atelier, le Secrétaire général adjoint du ministère a évoqué en premier lieu l’importance stratégique de l’eau pour le développement économique, social et environnemental du pays, rappelant l’engagement des autorités à améliorer durablement l’accès à l’eau potable. Il a également précisé que ce rapport, élaboré avec l’appui de la Banque mondiale, constitue un outil essentiel d’aide à la décision et orientera les politiques publiques, les réformes institutionnelles et les investissements futurs.
L’atelier vise ainsi à analyser de manière inclusive le diagnostic, à en améliorer la qualité et à parvenir à sa validation, en vue de renforcer l’accès équitable à l’eau, d’améliorer la productivité des usages agricoles et pastoraux, de consolider la gouvernance du secteur et de réduire les risques liés au changement climatique.
Chakgabka Pahna/Dari Infos