N’Djamena accueille l’atelier de validation des études préparatoires à la CDN 3.0
Un atelier national de validation des études préparatoires à l’élaboration de la Contribution Déterminée au Niveau National (CDN) 3.0 du Tchad s’est ouvert ce mercredi à N’Djamena.
Organisée par le Gouvernement avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers le projet « Climate Promise 2 », cette rencontre de deux jours réunit les principaux acteurs impliqués dans la politique climatique du pays.
Ouvert par le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable Koularambaye Koundja Julien, les travaux de cet atelier portent sur la validation de deux études stratégiques commandées par le Gouvernement : l’évaluation de la vulnérabilité aux changements climatiques et des mesures d’adaptation, ainsi que l’évaluation macroéconomique de la CDN assortie d’une analyse coûts-bénéfices des actions prioritaires.
Les résultats présentés mettent en évidence l’ampleur des défis climatiques auxquels le Tchad est confronté. Selon l’étude macroéconomique, l’absence d’actions d’adaptation pourrait entraîner une perte estimée à 10,5 % du produit intérieur brut (PIB) du pays à l’horizon 2050.
Les analyses soulignent toutefois que les investissements dans l’adaptation offrent des retombées économiques significatives. Des initiatives telles que l’agroforesterie, la conservation des eaux et des sols ou encore les forages alimentés par l’énergie solaire présentent des bénéfices largement supérieurs aux coûts de leur mise en œuvre.
Durant deux jours, les experts examineront ces études afin de valider les recommandations qui serviront de fondement à la CDN 3.0, document stratégique définissant les engagements climatiques du Tchad dans le cadre de l’Accord de Paris.
À cette occasion, le PNUD a réaffirmé son engagement à accompagner le Gouvernement dans l’élaboration d’une CDN « plus robuste et plus ambitieuse », intégrant notamment les questions de genre, l’implication des jeunes et le recours à des mécanismes de financement innovants.
Ibrahima Moussa / Dari Infos