Le Mouvement Tchadien pour la Défense de Droit de l’Homme (MTDH) a exprimé par un communiqué de presse ce mercredi 25 juin 2025, ses inquiétudes face à la « crise institutionnelle que traverse le Tchad » et de la tournure des récents événements perpétrés contre des paisibles citoyens dans « certaines provinces du pays sans que L’État ne soit capable de sévir contre les auteurs ».
Citant ces douloureux événements de Mandakoa, les tueries d’Assonga dans le Quaddaï, l’assassinat du Chef de Canton Charif dans le Salamat, le massacre des femmes et des enfants dans le Mayo Kebbi, le MTDH constate que «l’État a démissionné de son rôle régalien qui consiste à veiller sur la protection des personnes et de leurs biens.»
«Et pourtant, nous constatons que la Justice a souvent servi d’instrument de répression politique délaissant ainsi sa mission qui est de protéger les vulnérables et sanctionner les mauvais comportements. Il n’est pas rare de voir aujourd’hui dans le pays des hommes se faire embastiller pour leur opinion alors que les criminels les plus abjects sont parfois absous et bénéficient de la totale impunité.» déplore le communiqué signé par son Président MAHAMAT TAHIR ADIRDIR
Le Mouvement Tchadien pour la Défense de Droit de l’Homme (MTDH) appelle à la responsabilité du Chef de l’Etat qui doit prendre cette situation à bras le corps en procédant au changement de l’équipe Gouvernementale actuelle « qui a brillé par son inefficacité ».