Le Ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable appelle à une action locale pour protéger la biodiversité
À l’occasion de la 26ᵉ Journée internationale de la diversité biologique, célébrée le 22 mai 2026, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a lancé un appel à une mobilisation collective en faveur de la protection du patrimoine naturel du Tchad.
Placée sous le thème des Nations Unies « Agir localement pour un impact mondial », cette journée rappelle, selon le ministre, que la préservation de la biodiversité repose avant tout sur des actions concrètes au niveau local. « En protégeant un arbre, en adoptant une pêche responsable ou en luttant contre la désertification, nous contribuons à l’équilibre écologique mondial », a-t-il souligné.
Le Tchad, présenté comme un « sanctuaire de biodiversité », abrite une grande diversité d’écosystèmes allant du Sahara aux savanes du sud. Le pays compte environ 4 318 espèces végétales, dont 70 endémiques, et 722 espèces fauniques, un patrimoine qualifié d’« inestimable » pour la lutte contre les changements climatiques et la sécurité alimentaire.
Cependant, le ministre a alerté sur les menaces croissantes qui pèsent sur ces ressources naturelles, notamment le changement climatique, la déforestation, l’urbanisation rapide et les conflits homme-faune. Il a cité une étude réalisée en avril 2026 dans le Barh-El-Gazel, indiquant que 58 % des ménages rencontrent des difficultés alimentaires et 92 % constatent une baisse de l’accès à l’eau.
Face à ces défis, le gouvernement affirme avoir engagé plusieurs actions structurantes, dont la modernisation du cadre juridique environnemental, l’adoption de la Stratégie et du Plan d’Action National pour la Biodiversité, ainsi que l’extension des aires protégées couvrant désormais environ 12 % du territoire national.
Parmi les initiatives majeures figurent également la création de nouveaux parcs nationaux, la réintroduction d’espèces emblématiques comme l’Oryx et l’Addax, ainsi que le lancement du projet « Natur-OROA » destiné à renforcer la gestion durable de la réserve de Ouadi Rimé–Ouadi Achim.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’une implication de tous les acteurs — collectivités, agriculteurs, éleveurs, jeunes et femmes — estimant que « l’État ne peut pas tout faire seul ». Il a appelé à une gestion responsable et durable des ressources naturelles.
Enfin, il a salué le soutien des partenaires internationaux, notamment l’Union européenne, la Banque mondiale, l’AFD, le PNUD et la Convention sur la diversité biologique, qui accompagnent les efforts du Tchad en matière de protection environnementale.
Le ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement, sous l’impulsion du chef de l’État, en faveur de la biodiversité, appelant à une mobilisation nationale pour « bâtir un avenir durable pour le Tchad et la planète ».