De retour d’un sommet décisif tenu le 17 février à N’Djaména autour de la relance du coton tchadien, Dieudonné Djonabaye, président du Conseil provincial du Moyen-Chari, a livré son bilan ce mardi 3 mars aux médias locaux, à la Maison de la Fraternité de Sarh.
Au cœur des débats figuraient le programme « Développement du Bassin Cotonnier (DEBACO) », appuyé par l’Agence Française de Développement (AFD), aux côtés de l’Agence Nationale pour le Développement Rural (ANADER) et de l’Institut Tchadien de Recherche Agricole et de Développement (ITRAD). Selon Dieudonné Djonabaye, le Barh Kôh intègre la liste des localités prioritaires pour ce plan, destiné à redonner du souffle à la culture du coton, atout vital pour les exploitants ruraux.
Cette réunion capitale a mis en lumière les principaux freins au progrès de la branche : l’insuffisance des chemins de campagne, les blocages du système d’engagement mutuel des coopératives villageoises, et les paiements tardifs des gains cotonniers par CotonTchad S.A. aux planteurs.Les acteurs ont appelé à un traitement urgent de ces entraves, pour favoriser un essor stable et durable de la production dans les bassins désignés.À en croire le responsable provincial, l’ancrage de DEBACO dans le Barh Kôh constitue une aubaine pour dynamiser l’économie du Moyen-Chari. Ce regain de la filière pourrait booster les revenus des foyers campagnards et consolider le dynamisme économique régional.
Autrefois bastion majeur du coton au Tchad, la province du moyen-chari aspire à reprendre une position stratégique au sein de la chaîne productive nationale.
DÉOUDÉ NDILBÉ APPOLINAIRE, correspondant de Dari infos à Sarh