À l’occasion de la Fête du Travail, célébrée ce 1er mai 2026, la Confédération Indépendante des Syndicats du Tchad (CIST), par la voix de son Secrétaire général, Mahamat Nasradine Moussa, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des travailleuses et travailleurs tchadiens lors d’un point de presse tenu au siège de l’APICED à Sabangali, dans le 3e arrondissement.
Dans sa déclaration, Mahamat Nasradine Moussa a dénoncé l’érosion du pouvoir d’achat, les retards de paiement des subsides et des pensions, ainsi que la coupe des salaires de certains enseignants en février dernier. Il a également pointé la précarisation de l’emploi, le non-respect du Code du travail et les conflits intercommunautaires qui, selon lui, fragilisent la cohésion nationale.
Mahamat Nasradine Moussa a saisi cette occasion pour exiger l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires, la subvention des denrées de première nécessité, la régularisation des salaires coupés et la signature rapide du statut particulier des enseignants.
Réaffirmant que la « justice sociale n’est pas une option politique, mais une exigence républicaine », le Secrétaire général de la CIST a indiqué que son organisation est ouverte au dialogue, mais prête à défendre les travailleurs.
Mahamat Nasradine Moussa n’a pas manqué de dénoncer la mauvaise qualité de réseau fournie par les compagnies de téléphonie mobile et a appelé le Gouvernement à des mesures « urgentes et concrètes », tout en réitérant l’ouverture au dialogue de son organisation.
Pansi Crépin Karbo/Dari Infos