La CASCIDHO soutient la décision des autorités tchadiennes de se retirer du Statut de Rome
La Coordination des Associations de la Société Civile pour les Droits de l’Homme (CASCIDHO) a exprimé son soutien à la décision du gouvernement tchadien de se retirer du Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI).
Dans un communiqué de presse publié sous la signature de son coordonnateur national, Mahamat Digadimbaye, l’organisation qualifie cette décision d’« acte hautement souverain » et affirme y apporter un soutien « total et indéfectible ».
La CASCIDHO justifie cette position par ce qu’elle considère comme le caractère sélectif de la justice pénale internationale. Selon l’organisation, la CPI aurait, depuis sa création, fait preuve de partialité en concentrant l’essentiel de ses poursuites sur des dirigeants et des États africains, tout en restant moins active face à d’autres violations graves des droits humains à travers le monde.
L’organisation estime également que les États africains disposent désormais d’institutions judiciaires suffisamment matures pour poursuivre et juger les crimes les plus graves, tout en assurant la protection des droits des citoyens.
Pour la CASCIDHO, le retrait du Tchad du Statut de Rome traduit une volonté de renforcer la souveraineté judiciaire nationale et de préserver le pays de toute forme de pression géopolitique ou d’instrumentalisation de la justice internationale.
Enfin, l’organisation tient à rassurer l’opinion nationale et internationale en affirmant que cette décision ne saurait être interprétée comme un recul de la justice ou une remise en cause de la lutte contre l’impunité. Elle soutient que les mécanismes nationaux et régionaux de protection des droits humains demeurent pleinement en vigueur.