Insécurité à N’Djamena, BIANG-FALBE GUIRKI fait 17 propositions au Ministre de la Sécurité Publique  à travers une lettre ouverte au Ministre de la Sécurité Publique 

N’Djamena, le 20/03/2025

Lettre ouverte au Ministre de la Sécurité Publique de la République du Tchad

Monsieur le Ministre de la Sécurité Publique,

Objet : Insécurité à N’Djamena et propositions pour améliorer la sécurité de la ville

Monsieur le Ministre,

Je me permets de m’adresser à vous en tant que citoyen préoccupé par la situation d’insécurité croissante dans notre capitale, N’Djamena. Ces derniers mois, de nombreux habitants ont exprimé leur inquiétude face à l’augmentation des actes de violence, des cambriolages, des agressions à main armée, ainsi que des nuisances nocturnes dans certains quartiers de la ville.

La sécurité est un droit fondamental pour chaque citoyen, et il est de votre la grande responsabilité, ainsi que celle de votre ministère, d’assurer la protection des citoyens et de maintenir l’ordre public.Toutefois, face à l’ampleur de l’insécurité qui touche de plus en plus de quartiers de N’Djamena, il est nécessaire de réfléchir à des solutions efficaces pour inverser cette tendance.

Je vous adresse donc, à travers cette lettre, 17 propositions concrètes visant à renforcer la sécurité dans la capitale, tout en invitant la population à participer activement à cette démarche collective.

Propositions pour renforcer la sécurité à N’Djamena

1. Renforcement de la présence policière et militaire : il est impératif d’augmenter la présence des forces de l’ordre dans les zones les plus touchées par l’insécurité. Cette présence visible dissuadera les criminels et rassurera la population;

2. Mise en place d’un réseau de surveillance de proximité: la création de systèmes de vidéosurveillance dans les zones stratégiques (marchés, routes principales, lieux publics) pourrait aider à mieux gérer la criminalité, en facilitant l’identification des auteurs d’actes criminels.

3.Mettre en place des patrouilles mixtes, associant police, gendarmerie, garde nomade et à la surveillance de proximité. Pour dissuader les agresseurs, il est crucial que des sanctions sévères soient appliquées aux individus trouvés en possession d’armes illégales. Les peines de prison et les amendes devraient être plus dissuasives pour ceux qui sont arrêtés pour détention d’armes ou pour commission d’agressions armées;

4. Renforcement des patrouilles de sécurité la nuit: Les heures nocturnes semblent être propices aux actes de délinquance. I est nécessaire d’assurer des patrouilles régulières et visibles durant la nuit dans les quartiers à risque;

5.Organiser des campagnes de sensibilisation pour informer la population sur lesrisques de la criminalité et les mesures préventives à prendre. Encourager les citoyens à signaler les comportements suspects ou les activités criminelles;

6. Renforcement de la coopération entre la police et les autorités locales: Il est essentiel que la police, les autorités municipales et les chefs de quartiers collaborent plus efficacement pour établir des stratégies de sécurité adaptées aux besoins de chaque communauté. Renforcement des contrôles de sécurité et fouilles systématiques;

7. La mise en place de points de contrôle aléatoires dans les zones sensibles (marchés, quartiers populaires, lieux publics, transports en commun, etc.) permettrait de saisir les armes blanches et autres objets dangereux. Les autorités devraient pouvoir effectuer des fouilles de véhicules et de personnes de manière régulière et ciblée dans les zones à risque, tout en respectant les droits des citoyens;

8. La création d’équipes mobiles de sécurité qui se déplacent dans les quartiers pour effectuer des fouilles impromptues. Cela permettrait de réduire la prolifération des armes dans les milieux urbains;

9.Installer des barrages de sécurité aux principaux points d’entrée de N’Djamena et dans les villes périphériques, où les véhicules et les personnes pourraient être contrôlés pour vérifier la présence d’armes;

10.Organiser des séances de sensibilisation dans les mosques, les églises, les marchés écoles,les quartiers et autres lieux publics pour expliquer les dangers de la violence armée;

11. Utiliser les médias locaux (radio, télévision et réseaux sociaux) pour diffuser des messages préventifs et encourager les citoyens à signaler les actes de violence ou de possession d’armes illégales;

12. La collaboration entre les forces de police, la gendarmerie et les autorités locales doit être renforcée pour assurer une surveillance plus rigoureuse dans les quartiers à risque. Des réunions régulières entre les responsables locaux et les forces de sécurité permettront de mieux cibler les zones de contrôle et d’adapter les actions de prévention en fonction des besoins;

13. Créer des comités locaux de sécurité en collaboration avec les leaders communautaires pour renforcer la vigilance et l’échange d’informations sur la criminalité;

14. Création d’une législation plus stricte concernant la détention d’armes blanches et d’armes à feu sans autorisation;

15.Accélérer les procédures judiciaires pour traiter rapidement les cas d’agression à main armée et assurer que les agresseurs soient effectivement arrêtés jugés et condamnés;

16. L’organisation de programmes de collecte volontaire d’armes, en particulier dans les zones à risque, permettrait de réduire le nombre d’armes en circulation. En échange de la remise d’armes, des mesures incitatives (comme des amnisties partielles ou des récompenses symboliques) pourraient être proposées;

17. Lancer des campagnes périodiques de collecte d’armes dans les quartiers populaires et les zones rurales. Les habitants qui remettent leurs armes sans condition pourraient être protégés.

Pour finir, je tiens également à souligner que la sécurité ne dépend pas uniquement des forces de l’ordre, mais aussi de l’engagement de chaque citoyen. A cet effet, je propose à la population de prendre conscience de l’importance de la vigilance collective. Chaque habitant doit jouer un rôle actif en alertant les autorités en cas de situation suspecte ou d’incident. Par ailleurs, il est primordial de promouvoir la solidarité et le respect mutuel au sein des quartiers afin de créer une atmosphère de confiance propice à la sécurité.

Je vous encourage, Monsieur le Ministre, à prendre en compte ces propositions et à mettre en place des mesures qui permettront à N’Djamena de retrouver la tranquillité et la sécurité qu’elle mérite. Je reste à votre disposition pour toute initiative ou collaboration visant à améliorer cette situation.

Dans l’espoir que ces propositions trouveront une réponse favorable, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération.

BIANG-FALBE GUIRKI

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