Droits de l’Homme Sans Frontières (DHSF) a vivement réagi, samedi 25 avril 2026, aux récentes interpellations de figures de l’opposition, survenues dans le sillage de l’exécution d’un arrêt de la Cour suprême du Tchad.

Dans un communiqué, l’organisation exprime sa « profonde préoccupation » face à ces arrestations, qu’elle estime de nature à fragiliser les fondements de l’État de droit. Elle met en garde contre d’éventuelles atteintes au pluralisme politique et à la liberté d’expression, deux principes qu’elle considère comme essentiels au fonctionnement démocratique.

DHSF rappelle que le droit de participer à la vie publique est garanti aussi bien par la Constitution tchadienne que par plusieurs engagements internationaux, dont la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elle souligne que toute restriction à ces libertés doit répondre à des critères stricts de légalité, de nécessité et de proportionnalité.

L’organisation insiste également sur le respect du principe d’égalité devant la loi. Elle relève que, si certaines formations politiques comme Tchad Uni exercent librement leurs activités, il en va de même pour le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), qui devrait, selon elle, bénéficier des mêmes garanties.

Dans ce contexte, DHSF exige la libération « pure et simple » des personnes interpellées, estimant que leur détention soulève des préoccupations quant au respect des droits et libertés fondamentaux.

Elle appelle en outre les autorités à faire preuve de transparence sur les bases juridiques des arrestations et à garantir les droits des personnes concernées, notamment l’accès à un avocat, un procès équitable et la protection de leur intégrité physique et morale.

Enfin, l’ONG exhorte les autorités tchadiennes à privilégier le dialogue politique et les mécanismes pacifiques de règlement des différends, afin de préserver la cohésion nationale et les acquis démocratiques.

Le communiqué est signé par le président de l’organisation, Layibe Tourdjoumane.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You May Also Like

Droits des femmes : la députée Chéréfié Mahamat Ahmat Choukou plaide pour une représentativité substantive

Tchad :Droits de femmes, la députée Chéréfié Mahamat Ahmat Choukou plaide pour…

Commémoration : La journée mondiale de l’enfant africain célébrée ce 16 juin 2025

Le monde célèbre ce 16 juin 2025, la Journée Mondiale de l’Enfant…

Média : le collectif des 25 agents de l’ONAMA contractuels licenciés appelle le Chef de l’État au secours

Le collectif des 25 agents de l’Office National des Médias Audiovisuels (ONAMA)…

Tueries de Molou : le Barreau du Tchad appelle les autorités à plus de responsabilités

À la suite des tueries survenues à Molou, de la montée des…