Amina Priscille Longoh : 5 années de de réalisations significatives en faveur de la femme et de l’enfant

Elle était partie du gouvernement à la surprise générale, suite à un remaniement partiel. Sa longévité au Ministère de la femme et de de l’enfance a imposé presque le mythe de l’inamovibilité. Elle a fini par passer la main à Kitoko Gata Ngoulou après avoir laissé ses empreintes dans les politiques sociales ciblées pour les femmes et les enfants.

Au compteur : 15 textes adoptés ou soutenus, 12 documents stratégiques élaborés, plus d’une dizaine d’infrastructures opérationnelles… pour des millions de vie touchées, principalement les femmes et les enfants. La somme de ses actions a transformé de manière structurelle le ministère dédié à la femme et à l’enfance.

Le département est passé du plaidoyer aux actions à impact sur le territoire national. Amina Longoh laisse l’image d’une habile négociatrice budgétaire et de l’aide des partenaires et qui a su accroitre les moyens de son département. Elle a réussi à faire doter tous les Directeurs Généraux et autres hauts fonctionnaires de véhicules de fonction et moderniser les services. De bonne heure, l’ancienne ministre a posé le cadre institutionnel et règlementaire de la protection et de l’inclusion des femmes et des enfants, deux groupes rendus vulnérables de manière structurelle. Elle a permis de donner une base légale à l’intervention des différents acteurs, de déterminer leurs responsabilités et de sanctionner les abus et les manquements.

Ainsi, elle a réussi la décentralisation technique de son ministère dans les 23 régions du Tchad et mis en place des mécanismes institutionnels à savoir l’Observatoire de la Promotion de l’Egalité et de l’Equité du Genre, les Mécanismes Institutionnels Genre, Coordination VBG et Dialogue Inclusif, Elaboration du référentiel sur la situation des femmes au Tchad et la création de la Chambre Nationale de l’entreprenariat Féminin. « J’ai fui mon foyer après les violences. Je ne savais pas où aller. Le CISM m’a accueilli, soignée, écoutée. Aujourd’hui, je me reconstruis, je me forme en couture. On m’a redonné ma vie. », déclare une femme de 23 ans, rescapée de violences conjugales à Abéché, dans la Province du Ouaddai.

Elle s’est montrée proche des femmes par l’écoute, la sensibilisation, l’éducation et la mobilisation communautaire. Pour les enfants, le mandat de cette militante du MPS a favorisé la création du Centre National d’Accueil, de Rééducation et de Réinsertion des Enfants Vulnérables, première structure publique du genre, l’adoption de la politique nationale de protection de l’enfant et bien d’autres documents stratégiques.

En général, ces documents sont dédiés à la promotion de la santé, de l’éducation et de la protection juridique des enfants.

L’ancienne ministre a fait de l’autonomisation des femmes urbaines et rurales un agenda prioritaire. Sous son leadership, elle a rendu possible l’augmentation de la représentativité féminine dans les sphères des secteurs public, privé et de la Société Civile. Avec elle, le Tchad a connu la mise en place du Cadre National de Concertation des Femmes Rurales et une restructuration sans précédent des organisations féminines.

Pour rendre cette autonomie incontestable, Amina Priscille Longoh a fait adopter plusieurs textes juridiques : l’ordonnance du 21 janvier 2025 portant sur la prévention et la répression des violences faites aux femmes et aux filles, comblant un vide majeur dans la législation tchadienne et le décret d’application de la loi 22 de 2018 instaurant un quota progressif de 30% de femmes dans les fonctions nominatives et électives. La lutte de la native du Mandoul est emblématique à travers un arsenal juridique complet contre les violences basées sur le genre.

En dehors des textes, les femmes victimes de violences basées sur le genre sont prises en charge dans 12 centres intégrés de services multisectoriels.

L’ancienne ministre a engagé des actions en cours, renforcant les mêmes axes stratégiques cités, c’est-à-dire les infrastructures, les documents de politique générale, les textes juridiques et le renforcement du leadership féminin. « Ce mandat a montré une vraie volonté politique, rare, en Afrique, de traduire les engagements en structure concrètes. C’est un exemple de leadership féminin efficace, basé sur les résultats. », a témoigné l’UNICEF.

Succès Ngarpolo/Dari Infos

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You May Also Like

Tentative de putsh au Benin : l’armée loyaliste affirme avoir repris le contrôle et le président Talon est en sécurité

Après une tentative de coup d’État au Bénin, l’armée affirme avoir repris…

DANG REMEMBER se préoccupe des décès reçurents des étudiants tchadiens au Cameroun

L’Association DANG REMEMBER reagit sur les décès préoccupants des étudiants tchadiens de…

Tchad : La politique, c’est une lutte qui doit être dépassionnée. Quelle idéologie défendez-vous?

Opinion : La politique, c’est une lutte qui doit être dépassionnée. Quelle…

Tchad : inflation du prix de ciment, Mahamat Djiddi Sougouya propose des solutions pour soulager la population

Mahamat Djiddi Sougouya fait des propositions pour soulager la population tchadienne par…