Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG), l’Association des Femmes Leaders pour l’Accès aux Droits et à l’Équité du Genre au Tchad (AFLADEGT) a organisé, ce 05 décembre 2025, dans la grande salle du terrain Fest’Africa, un panel de discussion à l’intention des élèves et étudiants.
L’initiative vise à promouvoir une culture de respect, d’égalité et de prévention des violences, notamment à l’ère du numérique où de nouveaux défis émergent.
Dans son mot d’ouverture, la Vice-présidente chargée des VBG, MOUTEDE DOUMNGAR Gloria, a rappelé l’importance de l’engagement collectif dans la lutte contre toutes les formes de violence. Elle a déclaré : « En lançant aujourd’hui ce panel de discussions, nous semons une graine. Une graine de courage, d’espoir et d’engagement. À AFLADEGT, nous affirmons avec force que la dignité n’est pas négociable, que le respect n’est pas optionnel, et que la violence même numérique ne sera jamais tolérée. »
Le premier panel, destiné aux élèves, a été animé par les représentantes des élèves du Lycée Sacré-Cœur, du Lycée-Collège Évangélique et du Complexe Scolaire AGORA, autour du thème : « Déconstruire les stéréotypes de genre afin d’établir l’égalité entre filles et garçons ».
Les intervenantes ont souligné que les stéréotypes proviennent souvent de la répartition traditionnelle des rôles et des attentes imposées aux filles et aux garçons. Elles ont appelé à briser ces barrières, à remettre en question les préjugés et à promouvoir une éducation qui valorise les compétences et le potentiel de chacun, indépendamment du sexe. Selon elles, « tout est question de choix personnel, de capacités et de qualité de l’individu ».
Le second panel, portant sur le thème : « Derrière l’écran, il y a une personne : brisons le silence sur le harcèlement en ligne », était orienté davantage vers les étudiants. Il a été animé par KONODJI Isabelle, formatrice au CEFOD, et NAÏNAGUE Lafleur, étudiante à l’Université de N’Djamena.
Après avoir défini précisément ce qu’est le harcèlement en ligne, les panélistes ont mis en lumière ses conséquences souvent lourdes : troubles psychologiques, stress, isolement, perte d’estime de soi, voire des impacts physiques dans les cas les plus graves. Elles ont insisté sur la nécessité de parler, de ne pas s’enfermer dans le silence et de se confier à une personne de confiance un parent, un ami, un enseignant ou un professionnel. Elles ont également sensibilisé sur l’importance de signaler les abus et de connaître les dispositifs de protection disponibles.
Sadou Koumaye/Dari Infos