Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé jeudi 6 novembre de lever les sanctions visant le Président syrien par intérim, Ahmed al-Charaa. Ce geste symbolique marque un pas supplémentaire pour sortir la Syrie de son isolement international.
Le président syrien, ancien jihadiste, et son ministre de l’Intérieur, Anas Khattab, ne seront désormais plus soumis à l’interdiction de voyager, au gel de leurs avoirs, ni à l’embargo sur les armes. Selon l’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz cette décision envoie « un message politique fort » : elle reconnaît que la Syrie entre dans « une nouvelle ère ».
Depuis que son groupe a renversé le régime de Bachar El-Assad et repris le pouvoir, Ahmed Al-Charaa bénéficiait déjà d’une exemption du comité des sanctions de l’ONU pour pouvoir voyager à l’international.
Mike Waltz a salué les efforts du nouveau gouvernement syrien pour lutter contre le terrorisme et le trafic de drogue, éliminer les restes d’armes chimiques et promouvoir la stabilité régionale. Cette levée des sanctions s’inscrit également dans le cadre d’une demande de l’administration Trump, alors que le Président syrien est attendu la semaine prochaine à la Maison Blanche.
Olivier Mivourbé/Dari infos