L’Assemblée Nationale a adopté ce lundi, à une large majorité, la proposition de Loi n°17/2026 portant révision de la Constitution. Le texte est porté par six (06) députés du groupe majoritaire Pastef-Les Patriotes.
Inspirée de l’avant-projet du Président Bassirou Diomaye Faye et du Dialogue national de 2025, la réforme vise un rééquilibrage institutionnel. Elle renforce les pouvoirs du Parlement et du Premier Ministre, avec une politique du pays de la Teranga désormais définie « en concertation » avec le Chef de l’État. Le texte interdit aussi au Président de diriger un parti et transforme le Conseil constitutionnel en « Cour constitutionnelle ».
Le vote intervient dans un climat de tensions entre l’Assemblée, présidée par Ousmane Sonko depuis le 26 mai, et la Présidence de Bassirou Diomaye Faye. Plusieurs amendements du gouvernement ont été rejetés en commission.
La société civile et l’opposition dénoncent un manque de concertation et une réforme « taillée sur mesure ». Le Pastef défend pour sa part une initiative « impersonnelle », fruit de dialogues engagés depuis 2009.
Pansi Crépin Karbo / Dari Infos