A l’approche du 3 mai, les journalistes appelés à renforcer leur conscience professionnelle
À la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le président du Réseau des journalistes et communicateurs du Moyen-Chari et du Mandoul, Allako-as Mandibaye, s’est exprimé ce 2 mai 2026 à Sarh. Il a rappelé aux professionnels des médias les exigences du métier, notamment le respect de l’éthique, la rigueur dans le traitement de l’information et la vigilance en matière de sécurité.
Revenant sur l’instauration de cette journée en 1993 par l’UNESCO et les Nations Unies, il a indiqué qu’elle constitue un moment de réflexion sur la liberté de la presse et un hommage aux journalistes disparus dans l’exercice de leur fonction. Il a cité le cas de Djailoramadje Evariste, décédé lors des violences de février 2022.
Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires et sociales, Allako-as Mandibaye a souligné le rôle des médias dans la prévention des conflits. Il a estimé qu’une information traitée avec professionnalisme peut contribuer à la cohésion sociale, notamment dans les provinces du Moyen-Chari et du Mandoul.
Il a par ailleurs appelé au maintien d’un dialogue constructif avec les autorités locales, tout en insistant sur la nécessité de préserver l’indépendance éditoriale. Il a enfin réaffirmé son engagement en faveur d’un journalisme crédible et équilibré au Tchad.