Le stade municipal de Sarh dans le Moyen-Chari a accueilli mercredi 26 novembre 2025, la cérémonie de lancement de l’initiative « trois journées dédiées au théâtre et à la musique ».
C’est une initiative de la Compagnie artistique Mandargué, soutenue par la Commune, en vue d’encourager l’engagement civique et promouvoir une culture de propreté urbaine.
C’est devant un public nombreux que les 72 heures du théâtre et de la musique ont été officiellement ouvertes, réunissant artistes locaux et invités venus de N’Djamena.
Cette édition, placée sous le signe du civisme, met en avant la responsabilité de chaque habitant dans la préservation d’un cadre de vie sain.
Le coordonnateur de la Compagnie Mandargué, Issaka Dingandjibaye, a profité de l’occasion pour rappeler que Sarh, ville carrefour au cœur du continent, mérite de refléter son importance par un environnement propre et accueillant.
À travers son message, il a encouragé les jeunes à devenir les premiers protecteurs de leur cité.
Dans un ton engagé, l’artiste a souligné le pouvoir transformateur de la culture, affirmant que l’art peut réveiller les consciences et redonner sens au devoir citoyen. Selon lui, le théâtre et la musique sont capables de transmettre, avec force et émotion, les valeurs du respect de l’espace public et de la solidarité communautaire. Il a donc appelé la jeunesse à adopter des comportements exemplaires pour contribuer au rayonnement de Sarh et en faire une ville où il fait bon vivre.
Ouvrant les travaux, le secrétaire général de la Commune, Djimasbé Eliel, a salué cette initiative considérée comme un moteur de changement comportemental.
Il a rappelé que l’insalubrité touche d’abord les populations elles-mêmes, et non les institutions. Il a insisté sur l’importance de gestes simples tels que l’entretien des habitations et le respect des espaces communs, affirmant que la municipalité est prête à intensifier ses efforts lorsque la population s’engage pleinement.
Les spectacles, sketchs, concerts et séances de sensibilisation prévus durant ces trois jours traduisent cette volonté collective d’associer culture et civisme pour renforcer la cohésion sociale.
Bien plus qu’un rendez-vous artistique, ces 72 heures apparaissent comme un moment fort de mobilisation citoyenne, appelant chaque habitant à contribuer à une Sarh plus propre, plus responsable et plus unie.
Correspondant du Moyen-Chari.