Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a tenu un point de presse ce mardi 16 septembre, au sujet de la révision dite « technique » de la Constitution tchadienne.
Son porte-parole, Max Kemkoy, a dénoncé une manœuvre de pérennisation du pouvoir de Mahamat Idriss Déby Itno, accusant ce dernier et ses alliés de détourner les institutions à des fins personnelles. Le GCAP estime que cette révision viole la Constitution et les principes de séparation des pouvoirs, rappelant que l’initiative d’une telle réforme n’incombe pas aux députés mais au gouvernement, selon les procédures établies.
Pour le GCAP, la convocation du Congrès et la mise en place d’une Commission mixte paritaire sont illégales et traduisent une instrumentalisation du Parlement. Il accuse le MPS d’avoir multiplié les constitutions et les révisions depuis son arrivée au pouvoir, fragilisant la République.
Le mouvement met en garde contre un pouvoir absolu et infini, transformant le Tchad en « propriété privée ». Il redoute également le rétablissement de la peine de mort pour réduire l’opposition au silence.
Le GCAP appelle à un sursaut national et formule trois exigences :
le retrait pur et simple de la Constitution actuelle,
la mise en place d’un moratoire constitutionnel pour combler le vide institutionnel,
la création d’une constituante représentative chargée d’élaborer une nouvelle Constitution, à soumettre au référendum.
Un mémorandum de l’opposition sera publié samedi avec un mot d’ordre de mobilisation citoyenne a-t-il souligné en clôturant la déclaration.
Chakgabka Pahna/Dari Infos