Le retour du poste de vice-président relance les spéculations
À 93 ans, le président Paul Biya relance le débat sur sa succession. Le chef de l’État a fait adopter par le Parlement une réforme constitutionnelle rétablissant le poste de vice-président, supprimé depuis 1972.
Désormais, en cas de vacance du pouvoir, le vice-président aura la lourde responsabilité d’assurer la continuité de l’État en terminant le mandat en cours — une disposition aux enjeux hautement stratégiques dans ce pays dirigé par Biya depuis 1982.
Réélu le 12 octobre 2025 pour un nouveau mandat de sept ans, au terme d’un scrutin toujours contesté par son ancien allié devenu opposant Issa Tchiroma Bakary, le président camerounais semble préparer, en toile de fond, les mécanismes de l’après-Biya.
Adoptée par 200 voix pour, 18 contre et 4 abstentions, cette réforme ouvre désormais une question centrale : qui sera le vice-président du Cameroun ?
Dans les cercles politiques et médiatiques ainsi que dans les grands carrefours, plusieurs noms circulent déjà. Celui de Franck Emmanuel Biya, fils du chef de l’État, revient en boucle, alimentant les spéculations sur ce que certaines voix qualifient déjà d’une possible « dynastie politique ».
Mais d’autres hypothèses émergent également, notamment celle de Chantal Biya, actuelle Première dame, dont une éventuelle nomination ne serait pas à exclure, selon certains observateurs.
Dans un contexte politique tendu, cette décision pourrait redessiner en profondeur l’équilibre du pouvoir au Cameroun.
Une chose est sûre : le choix du futur vice-président sera scruté de près, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
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