Au cours d’une conférence de presse animée ce mercredi, 13 mai 2026 au siège de son parti à Bololo, dans le 2e arrondissement, le Porte-parole du parti « Les Patriotes », Hisseine Abdoulaye a dénoncé une « justice aux ordres » contre les opposants.
D’emblée Hisseine Abdoulaye a déploré une situation politico-sécuritaire chaotique au Tchad, marquée par la résurgence des attaques de Boko Haram dans le Lac Tchad et l’intensification des affrontements intercommunautaires, ainsi que la condamnation jugée injuste de son président et de 7 autres leaders. Il a appelé à l’unité et au dialogue franc et sincère pour sortir le pays de la crise.
Il a dénoncé une crise multidimensionnelle au Tchad, marquée par des faiblesses sécuritaires face à Boko Haram et aux affrontements tribaux dans le Wadi Fira, ainsi que par la répression de l’opposition et la condamnation de 8 leaders de l’ex GCAP dans un climat d’intimidation et de restriction des libertés. Hisseine Abdoulaye a accusé le régime MPS d’instaurer une dérive autoritaire et une pensée unique au lieu de proposer des solutions, alors que le pays est à un carrefour critique.
Tout en citant les noms des 8 leaders de l’ex GCAP qui ont été condamnés à 8 ans de prison ferme pour des infractions qu’il a jugées « inexistantes », après des arrestations sans mandat le 25 avril qui visaient, selon lui, à neutraliser l’opposition. Le Porte-parole du parti Les Patriotes a accusé le Procureur, le Ministre de l’Administration du territoire et le Président de la Cour Suprême d’avoir coordonné une procédure accélérée le 23 et 24 avril pour dissoudre le GCAP et engager des poursuites contre ses leaders.
Le Parti Les Patriotes a contesté les accusations portées contre les 8 leaders du GCAP, estimant que les charges d’attroupement, d’association de malfaiteurs et d’insurrection sont imaginaires et ne reposent sur aucun fait concret ni preuve matérielle. Il a appelé la communauté internationale et les défenseurs des droits humains à suivre l’affaire, soulignant que les accusés sont des personnalités reconnues et que les faits reprochés ne correspondent pas aux définitions juridiques.
Il a rejeté l’accusation de détention illégale d’armes de guerre contre Bidi Valentin, affirmant qu’il s’agit d’un mensonge car les licences étaient présentées et refusées par le Procureur, et a exigé la libération « immédiate et sans condition » des 8 leaders. Il a appelé le peuple tchadien à se mobiliser pour la restauration de la démocratie, dénoncé l’instrumentalisation de la justice contre l’opposition et alerté sur les risques de répression pour quiconque s’oppose au pouvoir.
Pansi Crépin Karbo /Dari Infos