La prolifération des déchets dans les espaces urbains n’est pas seulement un problème esthétique, elle constitue une menace directe pour la santé publique.

Trop souvent, les autorités locales et les citoyens ferment les yeux sur l’accumulation de détritus dans les rues, les ruelles et les espaces publics. Pourtant, les conséquences sanitaires sont bien réelles et préoccupantes.

‎Un constat amer lorsqu’on sillonne quelques artères de la ville. Les déchets abandonnés servent de foyer à une multitude d’agents pathogènes.

‎L’on constate les restes alimentaires, les emballages plastiques et résidus domestiques attirent les les rats, les moustiques et même les déchets humains. Le cas longe le Gouvernorat de N’Djamena en est un exemple humiliant où les personnes s’y déféquent librement, parfois sous le regard des Forces de l’ordre, concentrées sur les cas de circulation. La notion d’ordre public implique la santé publique semble ignorée par les policiers et agents municipaux.

Ces déchets peuvent transmettre des infections telles que la leptospirose, la dengue ou le choléra. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la gestion inadéquate des déchets solides contribue significativement à la propagation de maladies transmissibles dans les zones urbaines densément peuplées.

‎Au-delà des maladies, l’accumulation de déchets a un effet dominant sur l’environnement. L’eau de pluie qui s’infiltre dans les déchets peut transporter bactéries et produits chimiques toxiques vers les nappes phréatiques.

‎Si la responsabilité première revient aux municipalités pour assurer un ramassage efficace des déchets, les citoyens ne sont pas exempts. L’incivisme et le manque de sensibilisation accentuent le problème d’insalubrité.

‎Il est temps de reconnaître que la propreté des rues est directement liée à notre santé collective. Ignorer cette réalité, c’est exposer les populations à des risques évitables. Des politiques publiques plus strictes combinées à une participation citoyenne active peuvent transformer nos villes en espaces plus sûrs et plus sains.

‎Chaque déchet laissé sur la voie publique n’est pas seulement une question d’esthétique urbaine : c’est une menace silencieuse pour la vie humaine. Il est impératif d’agir avant que cette vulnérabilité ne se transforme en crise sanitaire majeure.

‎Vivement dans l’espoir de transformer N’Djamena en vitrine.

MIVOURBE OLIVIER/Dari infos

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You May Also Like

DANG REMEMBER se préoccupe des décès reçurents des étudiants tchadiens au Cameroun

L’Association DANG REMEMBER reagit sur les décès préoccupants des étudiants tchadiens de…

Tchad : inflation du prix de ciment, Mahamat Djiddi Sougouya propose des solutions pour soulager la population

Mahamat Djiddi Sougouya fait des propositions pour soulager la population tchadienne par…

Tchad : La politique, c’est une lutte qui doit être dépassionnée. Quelle idéologie défendez-vous?

Opinion : La politique, c’est une lutte qui doit être dépassionnée. Quelle…

Tchad : Succès MASRA a t-il finalement opté pour la chasse à l’Homme à la Primature

Promouvoir le mérite et la compétence à la Primature, Succès Masra chante…