DHSF renforce les capacités des acteurs sur la documentation sécurisée des violations des droits
Droits de l’Homme Sans Frontières (DHSF) a organisé ce mardi 10 mars 2026 à son siège à N’Djamena, un atelier de formation consacré à la documentation numérique sécurisée des violations des droits humains, aux cadres juridiques applicables, à la sécurité des données, au reporting éthique et au plaidoyer fondé sur des preuves.
La formation s’inscrit dans un contexte national marqué par des défis liés à la gouvernance démocratique, aux tensions communautaires, aux conflits agro-pastoraux, aux violences basées sur le genre et aux restrictions de l’espace civique.
Face à ces enjeux, la documentation rigoureuse et sécurisée des violations des droits humains apparaît comme un outil essentiel pour les organisations de la société civile et les défenseurs des droits humains.
Au total, 18 participants issus d’organisations de la société civile, de réseaux de journalistes, d’acteurs humanitaires, de para-juristes et d’acteurs communautaires prennent part à cette session de formation.
Durant deux jours, les participants renforcent leurs compétences sur plusieurs axes : les méthodes de documentation des violations des droits humains, les cadres juridiques nationaux, régionaux et internationaux applicables, la sécurité numérique et la protection des données sensibles, ainsi que les principes du reporting éthique.
Les échanges portent également sur les techniques de plaidoyer stratégique permettant de transformer les informations documentées en messages d’influence destinés aux décideurs.
Les différents modules sont animés par Tchindebe Donald Tao Coordinateur de Droits de l’Homme Sans Frontières et Koussouabé Lidia Kossi, qui mettent l’accent sur l’importance de la cybersécurité, de la protection des sources et de l’adoption de méthodes harmonisées de collecte et de gestion des informations sensibles.
Cet atelier est organisé avec l’appui du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) et du National Endowment for Democracy (NED).
À l’issue de la formation, les participants devraient être pratiquement outillés pour améliorer la qualité de la documentation des violations, renforcer la protection des données et développer des stratégies de plaidoyer plus efficaces en faveur des droits humains au Tchad.