DHSF renforce les capacités des acteurs de la société civile sur les droits des personnes privées de liberté
L’organisation Droits de l’Homme Sans Frontières (DHSF) a organisé ce lundi 26 mai 2026, à son siège situé à Habena dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djamena, un atelier d’échange placé sous le thème : « Droits des personnes privées de liberté et de l’accès à la justice ».
Cette rencontre a réuni plusieurs organisations de défense des droits humains ainsi que des associations de la société civile. Les travaux ont été ouverts par le Coordinateur de DHSF Tchindebe Donald Tao, représentant le président de l’institution.
Dans son allocution d’ouverture, il a indiqué que cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs de la société civile sur la protection des droits des personnes privées de liberté et à contribuer à l’amélioration de l’accès à la justice au Tchad.
Selon lui, bien que le pays dispose d’un cadre juridique reconnaissant les droits fondamentaux, leur application effective demeure confrontée à plusieurs défis. Il a notamment relevé la persistance de cas de violations des droits humains, liée à l’insuffisance des mécanismes de contrôle et de suivi des lieux de détention.
« La situation des personnes privées de liberté reste préoccupante, notamment en ce qui concerne les conditions de détention, la prévention de la torture et le respect des garanties d’un procès équitable », a-t-il souligné.
L’atelier a permis d’aborder plusieurs thématiques essentielles, parmi lesquelles les normes nationales et internationales relatives aux conditions de détention, les mécanismes de prévention de la torture, le monitoring des lieux de détention, le droit à un procès équitable ainsi que le rôle des parajuristes et de l’aide juridictionnelle.
Pour les organisateurs, cette initiative se veut un cadre de dialogue, de partage d’expériences et de réflexion collective entre les différents acteurs intervenant dans la chaîne de protection des droits humains.
À l’issue des travaux, les participants devraient formuler des recommandations concrètes et élaborer une feuille de route commune destinée à améliorer la protection des droits fondamentaux et à favoriser un accès plus équitable à la justice, notamment pour les populations les plus vulnérables au Tchad.