L’organisation de défense des droits humains « Droits de l’Homme Sans Frontières » (DHSF) a exprimé sa vive inquiétude après le décès de Maïdoel Gustave, survenu le 17 mai 2026 à la maison d’arrêt de Pala, dans la province du Mayo-Kebbi Ouest.
Dans un communiqué de presse publié ce 18 mai à N’Djamena, l’organisation indique que la victime, âgée de 38 ans, avait été placée sous mandat de dépôt le 13 mai dernier dans le cadre d’un litige foncier.
Selon des informations recueillies auprès des proches du défunt, Maïdoel Gustave aurait succombé à des actes de torture subis durant sa détention précise le communiqué.
Pour DHSF, ce décès s’ajoute à une série d’incidents déjà signalés au sein de cet établissement pénitentiaire, suscitant une profonde préoccupation quant au respect des droits fondamentaux des détenus.
L’organisation estime que, si les faits dénoncés sont confirmés, ils constitueraient une grave violation du droit à la vie et à l’intégrité physique, des principes garantis par les engagements nationaux et internationaux du Tchad.
Face à cette situation, DHSF appelle les autorités à prendre des mesures urgentes, notamment la fermeture immédiate de la maison d’arrêt de Pala, l’ouverture d’une enquête indépendante et transparente, ainsi qu’un audit complet du fonctionnement de la prison.
Elle exige également que tous les responsables soient identifiés et sanctionnés, sans considération de statut.
L’organisation insiste enfin sur la nécessité d’améliorer les conditions de détention afin de préserver la dignité humaine et prévenir tout traitement cruel, inhumain ou dégradant.
Dans son communiqué, DHSF tient les autorités pleinement responsables des événements survenus à la maison d’arrêt de Pala et affirme que « le silence, l’inaction ou la complaisance face à ces crimes ne sont plus tolérables ».