Le Conseil provincial du Mayo-Kebbi Ouest de l’Union des Démocrates pour le Développement (UDD), s’est prononcé sur l’affectation de 100 enseignants volontaires recrutés dans le cadre du partenariat entre l’Agence nationale de volontariat au Tchad (ANVOL-T) et le Conseil provincial.
Dans un communiqué signé le 22 septembre 2026 par son président provincial, Bessa Raymond, l’UDD salue cette initiative destinée à renforcer les effectifs enseignants dans les établissements scolaires de la province, notamment dans les zones confrontées à un déficit important de personnel. Le parti souligne également l’importance de la formation préalable des volontaires avant leur déploiement sur le terrain.
Toutefois, l’UDD exprime des réserves sur les modalités d’affectation des 100 enseignants. Elle évoque des interrogations relatives à l’équité, à la transparence et à la prise en compte des besoins réels des différents établissements et localités. Le parti estime qu’une opération de cette ampleur devrait être menée dans le cadre d’une concertation avec les acteurs concernés et dans le respect du protocole établi avec l’ANVOL-T.
Face à ces préoccupations, l’UDD demande l’annulation de l’arrêté d’affectation et préconise une évaluation rapide et contradictoire de la répartition des enseignants volontaires. Cette démarche devrait, selon le parti, permettre d’identifier d’éventuels déséquilibres et d’apporter les ajustements nécessaires.
L’UDD appelle par ailleurs le président du Conseil provincial du Mayo-Kebbi Ouest à privilégier l’intérêt général, l’équité territoriale et la transparence dans le déploiement des volontaires. Pour le parti, l’affectation des enseignants doit prioritairement répondre aux besoins des élèves et des établissements en déficit, afin d’éviter tout sentiment d’injustice entre les communautés.
L’UDD invite enfin les différentes parties à privilégier le dialogue et la collaboration, afin que cette initiative de volontariat contribue pleinement au renforcement de l’offre éducative au bénéfice de la jeunesse du Mayo-Kebbi Ouest.
« L’éducation ne doit être ni un instrument de division ni une faveur : elle doit être un droit et une priorité collective », conclut le communiqué.