Le climat social se tend dans la province du Mayo-Kebbi Ouest. Le Bureau Exécutif Provincial du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section du Mayo-Kebbi Ouest (SET/MKO), a publié un communiqué dans lequel il dénonce des actes de « tracasseries policières » visant des enseignants de la province.
Réuni en session élargie à ses démembrements, le bureau provincial indique avoir examiné plusieurs plaintes émanant d’enseignants qui se disent victimes de pressions et d’entraves dans l’exercice de leurs fonctions. Selon le syndicat, ces agissements empêcheraient certains enseignants de « vaquer librement à leurs occupations », contribuant ainsi à détériorer davantage un climat social déjà jugé tendu.
Dans son communiqué, le SET/MKO rappelle que les enseignants « ne sont pas les seuls à faire tourner l’appareil de l’État » et souligne leur contribution essentielle au fonctionnement du pays. Le syndicat affirme que la situation actuelle est devenue « insupportable » et appelle à la cessation immédiate de ces pratiques qu’il qualifie de « honteuses ».
Le Bureau Exécutif Provincial indique par ailleurs continuer à enregistrer les plaintes des enseignants concernés et invite ses membres à faire remonter toute information relative aux faits dénoncés.
En guise de protestation, le SET/MKO annonce une grève de trois jours, prévue du lundi 23 au mercredi 25 février 2026. Le syndicat appelle l’ensemble des enseignants de la province à demeurer vigilants, sereins et solidaires en vue d’éventuelles actions d’envergure.
Ce mouvement social pourrait avoir des répercussions sur le fonctionnement des établissements scolaires dans la province si aucun dialogue n’est engagé entre les parties concernées dans les prochains jours.
Sadou KOUMAYE/Dari Infos