Les conseillers communaux de Bongor, dans la province du Mayo-Kebbi Est, demandent le départ du maire, qu’ils accusent de mauvaise gestion et de dysfonctionnements dans l’administration de la commune. Dans un communiqué rendu public ce mardi, ils dénoncent notamment l’absence de collaboration avec le Conseil communal et des décisions prises, selon eux, sans délibération.
Les signataires affirment avoir déjà saisi l’autorité de tutelle après l’adoption du budget 2026, évoquant des irrégularités et des « malversations ». Ils reprochent également à l’exécutif municipal la signature de contrats avec des fournisseurs sans délibération, le refus de transmettre certains rapports de mission et le blocage d’une session consacrée au bilan à mi-parcours de la gestion communale.
Le communiqué fait état de 18 griefs, dont une gestion jugée opaque des finances communales, la mauvaise gestion présumée de la subvention d’investissement de l’État pour 2025, ainsi que l’absence de publication des comptes de 2026. Les conseillers évoquent également des difficultés liées à l’entretien du parc automobile, au curage des caniveaux et à la salubrité.
Ils dénoncent par ailleurs des déplacements du maire à l’étranger, qui auraient été effectués sans désignation d’un intérimaire. Les signataires estiment que cette situation affecte le fonctionnement de la commune et la prise en compte des préoccupations des populations.
Face à ce qu’ils qualifient de situation « chaotique, voire catastrophique », les conseillers formulent trois demandes : le départ du maire et la désignation d’un nouveau responsable, l’intervention de la tutelle dans un esprit de neutralité et d’impartialité, ainsi que la convocation urgente d’une session ordinaire consacrée à la gestion de l’exécutif communal.
Les conseillers concluent leur communiqué en appelant les différents acteurs concernés à assumer leurs responsabilités dans le règlement de cette crise.
Ndoussone Zaidou, correspond à Bongor