Le Comité directeur national de la Convention des associations de la société civile pour la défense des droits de l’homme (CASCIDHO) a exprimé sa vive indignation après les affrontements intercommunautaires survenus le 6 juin 2026 dans la sous-préfecture de Kim, province du Mayo-Kebbi-Est.
Dans un communiqué signé par son coordinateur national Mahamat Digadimbaye, l’organisation déplore des violences ayant causé plusieurs morts, des blessés et d’importants dégâts matériels au sein des populations locales.
Face à cette nouvelle tragédie, la CASCIDHO exige des autorités publiques une réaction « immédiate et ferme » pour restaurer l’autorité de l’État, sécuriser les citoyens et mettre un terme aux cycles récurrents de violences intercommunautaires.
Elle réclame également l’ouverture d’enquêtes judiciaires rigoureuses afin d’identifier, de poursuivre et de traduire devant la justice les auteurs et commanditaires de ces actes, appelant à des sanctions « exemplaires ». L’organisation insiste sur la nécessité de mettre fin à l’impunité qu’elle juge persistante.
La CASCIDHO demande par ailleurs un recensement rapide des victimes en vue d’un dédommagement « juste et intégral ». Tout en déplorant la répétition de ces conflits, l’organisation invite les leaders communautaires, traditionnels et religieux à intensifier les efforts de dialogue, de tolérance et de cohésion sociale.
Elle présente ses condoléances aux familles endeuillées et appelle à une gestion apaisée de la situation.