Le Réseau d’Action des Partages et de Solidarité (RAPS) mise sur les communautés locales pour renforcer la résilience face au changement climatique. Après deux jours de formation, des volontaires endogènes repartent avec des compétences renforcées en matière d’alerte précoce.
Mieux vaut prévenir que guérir. C’est dans cet esprit que le RAPS a réuni des volontaires endogènes du Mandoul et du Moyen-Chari pour une formation axée sur les systèmes d’alerte précoce. Au programme : collecte de données, repérage des menaces climatiques et transmission des informations aux autorités compétentes.
Madjikitane Mathias, chef de programme au RAPS, a rappelé que le changement climatique frappe directement les récoltes, les infrastructures et les habitants. Il a encouragé les volontaires à mettre en pratique ce qu’ils ont appris et à collaborer étroitement avec les autorités locales, tout en annonçant un suivi de proximité assuré par le RAPS.
De son côté, Klaogdina Ngarassal, formateur et point focal du SISAAP au Moyen-Chari, a insisté sur les exercices pratiques réalisés pendant la formation. Il a invité les participants à combiner prévisions météo modernes et savoirs traditionnels pour lancer des alertes précoces et informer rapidement les structures concernées en cas de risque.
Plusieurs volontaires, au nom des bénéficiaires, ont salué la qualité de la formation. Ils ont souhaité un accompagnement technique continu et du matériel pour mieux remplir leur mission dans les villages.
Cette formation marque une avancée majeure dans le renforcement du dispositif communautaire d’alerte précoce, avec l’objectif de mieux protéger les populations rurales face aux effets grandissants du changement climatique.
DÉOUDÉ NDILBÉ APPOLINAIRE, le correspondant de Dari Infos à Sarh