L’oeuvre a été présentée ce samedi, 25 octobre 2025 au CEFOD, sous la coordination du Cabinet de communication ReVACom, devant les parents, amis et public. Les invités ont découvert un roman riche dans sa forme et son message, porté par une voix reconnue comme engagée par les différents témoignages.
‘’Viva, cité des infects’’ est dans la lignée des romans de dénonciation des maux de la société mais le contexte socio-politique le rend encore plus pertinent.
Le ton grave adopté par l’auteur atteste une urgence singulière.
Mbeurnodji Sosthène, Directeur Général de la maison d’édition ‘’ Le Souffle’’ a relevé avec raison qu’écrire un roman n’est pas aligner des phrases mais trouver une voix unique qui défend une cause. Evariste Miarim Dillah l’a fait, a-t-il précisé.
Pour mettre en mots le drame humain contemporain, le roman raconte l’histoire de deux personnages, Hassan et Emma aux cultures, au parcours différents mais aux défis communs dans une certaine République du nom ‘’Dar Sao’. C’est un Etat moderne avec le régime politique de Montesquieu censé équilibrer les pouvoirs, contenir les abus, protéger les faibles, assurer la justice et la sécurité, construire la cohésion sociale et trouver les voies de la prospérité partagée.
Que de l’illusion pour les deux personnages !
Malgré leurs compétences, ils sont réduits aux métiers de nécessité à cause d’une corruption institutionnalisée au cœur de l’appareil de l’Etat. Les ressources de la République de Dar Sao est capturée par une minorité militaro-familiale et clientéliste hyper-arrogante.
La détention du pouvoir donne aux enfants de cette élite de se livrer à toutes sortes d’abus au point de faire même de l’école républicaine un espace de viol de filles.
Face à cette réalité et devant plusieurs tentatives générationnelles de révolution sans succès, les deux héros représentants en miniature de toute la société ont choisi la résignation comme solution : ne dénoncer aucun acte de mauvaise gestion publique, ne s’engager dans aucune initiative de vulgarisation de valeurs républicaines et de changement du pouvoir.
Conséquence ? C’est laisser le terrain libre aux méchants de prospérer et de faire appliquer les ant-valeurs dans toutes les sphères de la société. Même leurs petites activités de survie sont menacées.
Dans sa lecture des extraits commentés, le présentateur de ‘’Viva, la cité des infects’’, Abouna Al Hadj, par ailleurs Coach en Art oratoire a montré le sursaut de dignité des deux jeunes personnages qui ont décidé de prendre les choses en main et de défendre leur cause par tous les moyens.
Pour cela, ils ont laissé tomber leurs différences exploitées pendant des décennies par l’élite corrompue de ‘’Dar Sao’’. La suite est un changement positif et durable pour tous.
Curieusement, à travers son premier roman, Evariste touche du doigt le « mal que vit le Tchad et la jeunesse sacrifiée sur l’autel de la patrimonialisation » du pouvoir. La réalité socio-politique de ce vaste pays d’Afrique centrale a sans doute inspiré cette œuvre.
L’auteur y a marqué tout aussi son empreinte en laissant parler son cœur et son expérience de vie.
Plusieurs témoignages ont reconnu que Evariste Miarim Dillah est un homme qui s’investit dès son jeune âge pour une société juste et équitable. Il le fait avec abnégation.
Evariste Miarim Dillah est un enseignant de carrière, nanti d’un CAPES de l’Université Norbert Zongo (Burkina Faso) et d’un DUFLE de l’Université le Mans (France). Il a enseigné à l’Ecole Normale Supérieure et au Centre d’Apprentissage de la Lanue Francaise (2016-2018). L’auteur est expert étranger à l’Université Océanique de Chine depuis 2018. Il a marqué la lutte pour la bonne gouvernance au sein de la Société Civile du Tchad en qualité d’ancien Président de l’Union des Jeunes pour le Renouveau et Faso Intelligensia, Coordinateur du mouvement Jeunesse en Marche et Sécretaire Fénéral de l’Association des professeurs de Français, langues étrangères.
‘’Viva, la Cité des infects’’ est vendu au prix de 10 000 FCFA l’unité.
Succès Ngarpolo/Dari Infos