À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, célébrée le 30 juillet 2026 sous le thème « Unir nos forces pour mettre fin à l’esclavage moderne », l’Association pour la Réinsertion des Enfants et la Défense des Droits de l’Homme (ARED) a organisé, dans la soirée du jeudi 30 juillet, une conférence-débat au Centre culturel Champagnat de Koumra.
Cette rencontre a rassemblé des autorités administratives, des représentants de la société civile, des partenaires et de nombreux citoyens autour d’un objectif commun : renforcer la sensibilisation sur la traite des êtres humains et promouvoir une mobilisation collective contre ce phénomène.
Animant la conférence, Ankenoite Rim-Adjeta Célestin, assistant au projet Lapia mis en œuvre par l’ARED, a rappelé que la traite des personnes demeure une grave violation des droits humains et un crime sévèrement réprimé par la loi.
Selon lui, cette pratique prive les victimes de leur liberté, de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.
L’intervenant a présenté les différentes formes de traite, leurs conséquences sur les victimes ainsi que les mécanismes de prévention, de protection et de prise en charge. Il a notamment attiré l’attention sur le sort de nombreux jeunes tchadiens recrutés dans les villages puis exploités dans les mines d’or du Borkou-Ennedi-Tibesti (B.E.T.), soulignant que plusieurs disparaissent, perdent la vie ou reviennent avec de graves séquelles physiques et psychologiques.
Les échanges ont également permis d’insister sur la responsabilité de chacun dans la lutte contre ce fléau. Les participants ont été invités à signaler les cas suspects aux autorités compétentes et à contribuer activement à la protection des personnes vulnérables.
En clôturant les travaux, les organisateurs ont réaffirmé que seule une action concertée entre l’État, les forces de sécurité, les autorités administratives et judiciaires, les chefs traditionnels et religieux, les organisations de la société civile, les médias, les partenaires et les communautés permettra de prévenir efficacement la traite des êtres humains et de mettre fin à l’esclavage moderne.
Le Ndoungar