À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin 2026, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a lancé un appel pressant à une mobilisation urgente et collective face aux défis climatiques auxquels le Tchad est confronté.
Placée cette année sous le thème « Maintenant pour le climat », cette journée a été l’occasion pour le membre du gouvernement de souligner le caractère critique de la situation environnementale du pays, estimant que ce slogan constitue « une exigence et un sursaut » face à l’urgence climatique mondiale.
Le ministre a rappelé que le Tchad figure parmi les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique, malgré sa faible contribution aux émissions de gaz à effet de serre. Il a cité notamment la dégradation avancée du lac Tchad, la baisse des terres agricoles productives, les difficultés d’accès à l’eau pour les éleveurs ainsi que la recrudescence de la malnutrition infantile liée aux aléas climatiques.
Face à cette situation, le gouvernement affirme avoir engagé une série de mesures prioritaires dans le cadre de sa politique climatique. Parmi celles-ci figurent la mobilisation de financements innovants, le reboisement à grande échelle à travers la Semaine nationale de l’arbre et l’opération « Un Tchadien, un arbre », ainsi que le développement des énergies renouvelables, notamment solaires, avec l’objectif d’atteindre 30 % du mix énergétique d’ici 2028.
L’exécutif met également l’accent sur le renforcement de la lutte contre les feux de brousse et la déforestation illégale, avec un durcissement annoncé des sanctions à l’encontre des auteurs de ces pratiques.
Abordant la question sécuritaire, le ministre a souligné le lien entre l’insécurité autour du bassin du lac Tchad et la pression sur les ressources naturelles, appelant à une coopération renforcée avec la Force multinationale mixte et les pays voisins pour briser ce cercle vicieux.
Hassan Bakhit Djamous a par ailleurs insisté sur la responsabilité partagée dans la protection de l’environnement, invitant les autorités traditionnelles, les agriculteurs, les jeunes et les ménages à s’impliquer activement dans les actions de reboisement, de gestion des déchets et d’adoption de pratiques durables.
Le ministre a enfin lancé un appel aux partenaires techniques et financiers pour un soutien accru, rapide et flexible en faveur des initiatives climatiques du Tchad, estimant que les engagements internationaux doivent désormais se traduire en actions concrètes.
Cette journée, a-t-il conclu, doit marquer « un tournant dans les actes » face à l’urgence climatique, en faveur d’un Tchad plus résilient et durable.