Envisagée depuis plusieurs années, la fusion entre les Communautés Economiques Régionales devrait être effective au sommet conjoint extraordinaire le 18 juillet à Yaoundé au Cameroun, reporté sine die. Les dispositions juridiques sont déjà prises pour le grand jour.
Les discussions des Chefs d’Etat et de Gouvernement des deux organisations a abouti à une décision irréversible de rationalisation des structures d’action. Le contenu de cette opération de fusion-absorption n’est pas encore dévoilé mais les fonctionnaires de la CEMAC dans les Etas membres sont déjà informés de ce changement. Les communautés Economiques Régionales (CER), encouragées par les Nations Unies comme une transition sure vers l’intégration du continent africain.
L’existence de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) est de promouvoir la coopération et le renforcement de l’intégration régionale en Afrique Centrale dans tous les domaines de l’activité politique, sécuritaire, économique, monétaire, financière, sociale, culturelle, scientifique et technique. Et celle de la CEMAC, de promouvoir la paix et le développement économique dans ses états membres.
L’organisation de l’Afrique centrale réduite au Tchad, au Cameroun, à la RCA, au Gabon, au Congo et à la Guinée Equatoriale s’est montrée plus dynamique que la CEEAC.
Selon plusieurs études, la fusion est une meilleure solution pour éviter le chevauchement des mandats, faciliter le fardeau de la contribution financière des Etats membres, harmoniser les politiques socio-économiques, élargir le marché et assurer une coordination efficace les pays.
Les questions demeurent concernant les pays comme la RDC, le Rwanda et le Burundi qui sont membres de la CEEAC mais qui appartiennent déjà à la Communauté des Grands Lacs et de l’Organisation Est-Africaine. Si cette fusion est réalisée, elle pourrait accélérée l’intégration sous régionale de l’Afrique Centrale et faire d’elle un véritable pôle de compétitivité.
Succès Ngarpolo/Dari Infos