Le Syndicat National du Secteur Pétrolier du Tchad hausse le ton.
Lors d’un point de presse tenu ce samedi 18 avril 2026 à la Bourse du Travail, son Secrétaire général, Moussa Mahamat Abakar, a vivement dénoncé l’attitude de la direction générale de la Société de Raffinage de N’Djaména, accusée de bloquer l’application de la nouvelle grille salariale.
Dès l’entame de son intervention, le responsable syndical a fustigé un « refus persistant » de la direction d’appliquer cette grille de branche pourtant validée par les autorités compétentes et entrée en vigueur depuis janvier. Une situation qu’il juge d’autant plus préoccupante qu’elle s’accompagne, selon lui, d’importantes disparités salariales.
À l’appui de ses propos, Moussa Mahamat Abakar a révélé que la masse salariale mensuelle des 216 employés expatriés chinois avoisinerait 1,9 milliard de FCFA, contre environ 598 millions de FCFA pour plus de 600 travailleurs tchadiens. Des chiffres qui, selon le syndicat, traduisent une inégalité flagrante au sein de l’entreprise.
Balayant les arguments de « surcoût budgétaire » avancés par la direction de la Société de Raffinage de N’Djaména, le PETROSYNAT les qualifie de « fallacieux » et y voit une tentative de justification d’une situation jugée injuste. Face à ce qu’il considère comme une « provocation », le syndicat appelle à une implication directe des plus hautes autorités de l’État, notamment du Président de la République, ainsi que des ministres en charge du Pétrole et du Travail.
En conclusion, Moussa Mahamat Abakar a exigé l’application immédiate de la grille salariale avec effet rétroactif, tout en brandissant la menace de recourir à tous les moyens légaux pour faire aboutir les revendications des travailleurs.
Pansi Crépin Karbo / Dari Infos