La Cour suprême du Gabon retient 8 candidats pour la Présidentielle 

Entré en transition depuis 2023, le Gabon amorce une période électorale afin de passer de la phase transitoire à l’ordre constitutionnel.

Après la publication de la liste des candidats retenus par la Commission Nationale d’Organisation et de Coordination des Elections et du Référendum (CNOCER), la Cour constitutionnelle a rendu son verdict le vendredi 21 mars 2025 confirmant huits candidats qui vont concourir à la présidentielle du 12 avril prochain.

Malgré les recours exercés par les candidats ”recalés” par la CNCER, la cour constitutionnelle gabonaise a jugé la constitutionnalité des décisions prises par cette commission, conformément à son rôle.

Cependant, après le délai de recours de huit jours prévu pour examiner les requêtes déposées par plusieurs candidats recalés, la Cour Constitutionnelle a finalement validé, quatre nouvelles candidatures. Il s’agit de candidatures d’Alain Simplice Boungoueres, Gninga Chaning Zenaba, Axel Stophène Ibinga et Thierry Yvon Michel N’Goma qui rejoignent ainsi la course à la magistrature suprême.

Alain Simplice Boungoueres et Gninga Chaning Zenaba sont désormais officiellement en lice et comptent se faire une place parmi les prétendants à la présidence. De son côté, Axel Stophène Ibinga candidat indépendant en 2023 revient avec son projet de société « la République au travail » mettant l’accent sur la réforme institutionnelle et la relance économique.

Quant à Thierry Yvon Michel N’Goma, il axe son programme sur trois priorités essentielles : la santé, l’éducation et la sécurité, des domaines qu’il juge cruciaux pour le développement du pays.

Avec ces nouvelles validations, la liste officielle des candidats s’établit désormais à huit. Ils rejoignent les quatre personnalités dont les candidatures avaient déjà été validées par la CNOCER, notamment Brice Clotaire Oligui Nguema, qui déjà en pré-campagne, il promet de résoudre les problèmes des Gabonais. « En 7 ans, on a le temps de tout résoudre. Après 7 ans, si rien n’est fait, chassez-moi ! » a-t-il clamé.

Pour Bilie By Nze, la Cour constitutionnelle a cédé à la politique au détriment du Droit.

« Je voudrais déplorer que, dans cette opération, la Cour constitutionnelle ait choisi non pas le droit, mais la politique », a-t-il déclaré accusant la haute juridiction de s’etre transformée en instrument au service du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), en écartant volontairement des candidatures jugées gênantes.

MIVOURBE OLIVIER

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