Le Syndicat national des personnels de l’administration pénitentiaire (SYNAPAP) et le Syndicat des professionnels pénitentiaires du Tchad (SYPAP-T) ont célébré en différé la Fête du travail, ce 23 mai 2026, dans les locaux de l’École nationale de formation judiciaire (ENFJ), en présence du secrétaire général du ministère de la Justice, garde des Sceaux et chargé des Droits humains, Mahamat Saleh Ben Biang, représentant la ministre de tutelle.
Dans son mot de bienvenue, le représentant des deux syndicats et président du comité d’organisation, Ndadjinan Ngaro, a salué la mobilisation des personnels pénitentiaires autour de cette commémoration.
Prenant la parole au nom des syndicats, le chargé des revendications, Ngartodjim Ngarlem, a reconnu les efforts engagés par le gouvernement pour améliorer le fonctionnement des services pénitentiaires. Il a toutefois relevé plusieurs insuffisances, notamment en ce qui concerne l’autonomie de l’administration pénitentiaire, les nominations, l’équipement du corps, la revalorisation salariale, la gestion des établissements pénitentiaires ainsi que le recrutement et la formation du personnel.
En réponse, le secrétaire général du ministère de la Justice, Mahamat Saleh Ben Biang, a assuré que le département ministériel « n’est pas resté les bras croisés » face aux préoccupations soulevées. Il a indiqué que certaines revendications ont déjà été prises en compte, tandis que les autres, jugées légitimes, seront transmises à la hiérarchie pour examen.