Ce samedi 17 janvier 2026 marque officiellement l’entrée en vigueur du Traité de la Haute Mer (officiellement connu sous l’acronyme BBNJ pour Biodiversity Beyond National Jurisdiction).
L’entrée en vigueur de ce traité est un moment historique pour la gouvernance mondiale des océans. Le traité de la Haute Mer, attendu depuis plus de vingt ans, devient aujourd’hui une loi internationale contraignante après avoir franchi l’étape décisive des soixante (60) ratifications le 19 septembre 2025.
Avant son entrée en vigueur ce 17 janvier 2026, la haute mer, qui représente 64 % de la surface des océans et près de la moitié de la planète, était une zone de non-droit environnemental relatif où les grandes puissances mondiales l’exploitent de façon »illégale » en dehors de leur territoire maritime. Désormais avec l’entrée en vigueur de ce traité, ces puissances ne peuvent plus agir en violation des textes y relatifs.
Le traité change la donne car il permet enfin de créer des sanctuaires en haute mer, outil indispensable pour atteindre l’objectif mondial de protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030, « objectif « 30×30″ ». Dorénavant, toute nouvelle activité industrielle telle que l’extraction minière, le transport, etc.) susceptible d’affecter le milieu marin devra désormais faire l’objet d’une évaluation environnementale rigoureuse.
Le traité permet en outre le partage des ressources génétiques, car les bénéfices issus des ressources génétiques marines, notamment utilisées pour des médicaments ou cosmétiques devront être partagés équitablement entre pays riches et pays en développement. Il va permettre le renforcement des capacités avec un soutien financier et technologique pour aider les pays du Sud à participer activement à la protection des océans.
Toutefois, bien que le traité soit désormais en vigueur, son application concrète dépendra de la première Conférence des Parties (COP), qui devrait se tenir d’ici la fin de l’année 2026 pour définir les règles budgétaires et institutionnelles.
Pansi Crépin Karbo/Dari Infos