La Section provinciale du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) pour la ville de N’Djamena a dénoncé, ce lundi 17 août 2026, le non-respect, selon elle, des engagements pris par le Gouvernement envers les enseignants. Elle exige des réponses urgentes avant la rentrée scolaire 2026-2027.
Dans une déclaration rendue publique lors d’un point de presse, le SET de N’Djamena a d’abord salué « le patriotisme » des enseignants, estimant que ceux-ci ont assuré leurs cours et organisé les examens malgré des conditions de vie et de travail difficiles.
Le syndicat dénonce toutefois la gestion des revendications enseignantes par le Gouvernement. Il affirme notamment que le chronogramme de 45 jours convenu avec les partenaires sociaux pour aboutir à l’application du décret 2850 n’aurait pas été respecté. Il déplore également l’absence de signature du protocole d’accord qui devait intervenir au plus tard le 6 juin 2026.
Autre point de revendication : le syndicat réclame la levée du moratoire de 18 mois sur les autorisations d’étude et dénonce le refus, selon lui, du ministère de l’Éducation nationale de signer ces autorisations au profit des enseignants. Il revient également sur la retenue d’un demi-salaire opérée en février dernier, qu’il qualifie d’injustifiée.
Face à ces griefs, le SET exige notamment le remboursement immédiat du demi-salaire retenu, la signature du protocole d’accord relatif à l’application intégrale du décret 2850 ainsi que la levée du moratoire et la délivrance effective des autorisations d’étude.
Le syndicat avertit que, si ses revendications ne sont pas satisfaites rapidement, la rentrée scolaire 2026-2027 pourrait être compromise. Il appelle les enseignants de N’Djamena à rester mobilisés et à se tenir prêts pour d’éventuelles nouvelles orientations.
Le SET estime désormais que la responsabilité des conséquences d’une éventuelle perturbation de la prochaine rentrée incomberait au Gouvernement, tout en appelant à la satisfaction rapide de ses revendications.