Le torchon brûle à nouveau entre Paris et Alger suite à l’arrestation en France vendredi dernier de trois (03) ressortissants algériens mis en examen pour des faits jugés graves par la justice française.

Alors que la France et l’Algérie tentent de réchauffer leurs relations après 8 mois de brouille, où le Ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’était rendu la semaine dernière à Alger pour relancer les relations entre les deux (02). Cette tentative de relance des relations entre la France et l’Algérie n’aura été que de courte durée, car, les deux (02) pays traversent une période de tension, marquée par l’arrestation en France de trois (03) ressortissants algériens pour « enlèvement, séquestration et détention illégale en union avec une entreprise terroriste ».

Cette arrestation a provoqué une vive réaction du régime d’Alger. Alger considère les arrestations de ses trois (03) comme « injustifiées et potentiellement motivées par des considérations politiques ». En réponse à ces arrestations, les autorités algériennes ont ordonné l’expulsion sous 48 heures de douze (12) fonctionnaires français présents sur son territoire.

Parmi les trois (03) ressortissants algériens arrêtés, figure un agent consulaire, accusé par la justice française d’être impliqué dans l’enlèvement de l’influenceur algérien Amir DZ, qui vit depuis 2016 sur le sol français. l’Algérie proteste contre l’arrestation de cet agent consulaire d’où cette mesure d’expulsion de ces douze (12) fonctionnaires français.

La France par la voix de son Chef de diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a exprimé sa préoccupation face à cette mesure d’expulsion. Il a appelé le régime d’Alger à revenir sur cette décision, qu’il considère comme totalement « déconnectée » de la procédure judiciaire actuellement en cours en France.ces mesures et a appelé au dialogue pour résoudre les différends.

Jean-Noël Barrot a en outre averti d’une réponse de la France si la décision d’expulsion de ses douze (12) ressortissants était maintenue.

Suite à cette nouvelle impasse diplomatique entre la France et l’Algérie, les dossiers mémoriels revendiqués par Alger et les tentatives en coulisses de Paris pour la libération de l’écrivain Franco-algérien, Boualem Sensal, condamné à cinq (05) ans de prison ferme par la justice algérienne, relancés par les deux (02) pays lors de la visite à Alger du locataire du Quay d’Orsay risqueraient de se refermer très vite.

Pansi Crépin Karbo / Dari Infos

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