Le Ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, représentant le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a pris la parole, le 24 août, lors du Segment ministériel de haut niveau de la COP17 sur la lutte contre la désertification.
Devant les représentants des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), le ministre a exposé les principaux défis auxquels le Tchad est confronté. Plus de 91 % du territoire national se situe en zone aride ou semi-aride, tandis que près de la moitié des parcours pastoraux sont dégradés ou menacés.
Face à cette situation, le Tchad entend renforcer ses efforts en matière de restauration des terres. Le pays prévoit notamment de planter 10 millions d’arbres, conformément à la politique quinquennale du Chef de l’État, et de restaurer 5 millions d’hectares de terres dégradées à l’horizon 2030, dans le cadre de la Neutralité en matière de dégradation des terres (NDT), désormais intégrée aux priorités gouvernementales.
Hassan Bakhit Djamous a également évoqué la situation préoccupante du lac Tchad, dont la superficie est passée d’environ 25 000 à moins de 2 500 km². Cette dégradation affecte les moyens de subsistance de près de 49 millions de personnes dans le bassin du lac Tchad.
Pour y faire face, le Gouvernement tchadien envisage notamment un vaste projet de restauration des berges, fondé sur le reboisement à grande échelle.