Depuis lundi 16 février2026 soir, un épais voile de poussière enveloppe la capitale N’Djamena et plusieurs autres villes du pays, réduisant considérablement la visibilité et affectant la qualité de l’air.
De nombreux habitants évoquent une atmosphère lourde, des picotements aux yeux et des difficultés respiratoires, sans qu’aucune communication officielle ne soit encore intervenue.
Ce type de situation est généralement lié aux vents secs et chargés de sable en provenance du Sahara, communément appelés Harmattan. Ces masses d’air transportent de fines particules de poussière sur des centaines de kilomètres, plongeant parfois les grandes agglomérations sahéliennes dans un brouillard ocre.
Au Tchad, ce phénomène est fréquent en saison sèche. Toutefois, l’intensité observée ces dernières heures semble particulièrement marquée, notamment dans la capitale et certaines localités de l’intérieur du pays. Jusqu’à présent, aucune prévision ni alerte n’a été publiée par l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAM). De même, aucune consigne sanitaire n’a été diffusée par les autorités compétentes pour orienter la population.
Ce silence suscite des interrogations, alors que la poussière en suspension peut avoir des conséquences sur la santé, en particulier chez les personnes vulnérables : enfants, personnes âgées, femmes enceintes et individus souffrant d’asthme ou de maladies respiratoires.
Dans un contexte marqué par le changement climatique et la variabilité accrue des phénomènes météorologiques, la communication préventive devient essentielle.
En attendant une réaction officielle, les habitants de N’Djamena et des autres villes concernées continuent de vivre sous un ciel poussiéreux, dans l’espoir d’un retour rapide à des conditions atmosphériques plus respirables et surtout d’explications claires de la part des autorités compétentes.
Sadou Koumaye/Dari Infos