Attaque de drones soudanais à l’Est du Tchad : l’Assemblée nationale dénonce une “violation flagrante” et affiche un soutien total au pouvoir et appelle les citoyens à la mobilisation autour des institutions républicaines.
L’Assemblée nationale du Tchad a vivement condamné l’attaque de drones survenue le 18 mars 2026 dans l’Est du pays, visant des localités frontalières et faisant des victimes parmi la population civile.
Dans un communiqué officiel signé par son président, Ali Kolotou Tchaimi, l’institution parlementaire évoque une « attaque inadmissible » menée depuis le territoire soudanais, exprimant « une vive consternation » et une « profonde indignation ».
La représentation nationale condamne sans équivoque « des actes d’agression répétés », qu’elle qualifie de « violation flagrante de la souveraineté nationale » et d’atteinte grave aux principes du droit international et de coexistence pacifique entre États.
Elle a également présenté ses condoléances au président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, au gouvernement ainsi qu’aux familles endeuillées, tout en adressant ses vœux de rétablissement aux blessés.
Soutenant la réponse des autorités, l’Assemblée nationale salue « des décisions fortes, courageuses et responsables », notamment le renforcement du dispositif sécuritaire, la fermeture des frontières concernées et les mesures visant à assurer une riposte appropriée.
Réaffirmant son alignement total avec l’exécutif, elle insiste sur la nécessité d’une mobilisation nationale, appelant les Tchadiens à faire preuve de « sérénité, de vigilance » et à se rassembler autour des institutions dans un contexte sécuritaire jugé préoccupant.
Cette prise de position traduit une volonté d’afficher un front uni face à la multiplication des incidents à la frontière avec le Soudan.