Les travaux du 45e sommet ordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la SADC sont clos
Ouvert le 17 août 2025 à Antananarivo au Madagascar, le 45e Sommet ordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), placé sous le thème : « Promouvoir l’industrialisation du système agricole et la transition énergétique pour une SADC résiliente », s’est achevé ce lundi, 18 août 2025 sur fond des plusieurs conclusions majeures.
Au moment où les relations commerciales mondiales sont mises à mal par les États-Unis avec l’imposition des taxes douanières à plusieurs pays du monde, le sommet ordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la SADC a réaffirmé dans les conclusions prises lors de ce sommet la nécessité de promouvoir l’industrialisation et la transformation du système agricole dans la région. Les Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe ont reconnu que, malgré les efforts passés, les résultats ont été mitigés, notamment en raison des chocs climatiques. Ils ont souligné l’urgence de développer des stratégies innovantes d’adaptation et de résilience pour garantir la sécurité alimentaire et économique des États membres.
Les dirigeants de la SADC ont lancé un fort appel à l’intégration régionale et au renforcement de la cohésion politique. C’est dans cet élan que le Président malgache, Andry Rajoelina, a dans son discours de clôture, insisté sur l’importance pour la SADC de parler d’une seule voix sur la scène internationale, en particulier face aux grandes puissances économiques, car selon lui, l’intégration régionale est vitale pour relever les défis mondiaux actuels qui s’imposent à cette organisation régionale.
S’agissant de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), les chefs d’État ont réitéré leur engagement à œuvrer pour la paix et la stabilité dans la région. Ils ont salué les efforts de médiation conjoints et ont souligné l’importance d’harmoniser les différents processus de paix en cours, notamment les processus de Doha au Qatar et de Washington aux États-Unis.
L’une des conclusions fortes prises lors du sommet est le retrait de l’Eswatini, anciennement Lesotho de la liste de surveillance sécuritaire de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe, reconnaissant les progrès accomplis dans ce petit royaume enclavé.
La transition énergétique n’a pas été perdue de vue par les dirigeants de la SADC. Ils ont abordé les défis liés à la transition vers des sources d’énergie plus propres. L’objectif est d’assurer une énergie fiable et durable pour soutenir l’industrialisation et améliorer la qualité de vie des populations de la région.
Il faut retenir que la SADC est une communauté régionale de seize (16) États membres, créée en 1980 sous le nom de Conférence de Coordination du Développement de l’Afrique Australe (SADCC), devenue la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) en 1992 dont Secrétariat est basé à Gaborone, au Botswana.
Pansi Crépin Karbo/Dari Infos